‹ Dresden, Freiberg & MeissenChapitre 7 sur 32 · DR E S 1 1 E · texte numérisé non relu

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i)n peut avoir une idée de l'esprit dans lequel était conçue cette décoration inspirée de la Renaissance italienne, en regardant les voûtes, divisées en compartiments ou délimitées par des lunettes, du Grimes Gewôlbt . au rez-de chaussée, ou de la pièce carrée, si >us la tour centrale, dite Cabinet des Porcelaines

En 1592, sous la régence de l'Électrice Sophie, on acheta pour agrandir le château, une maison de la Schlosstrasse Paul Bûchner fut chargé de raccorder l'architecture Sur la cour intermédiaire entre le bâtiment sud ancien et le nouveau, la petite cour actuelle du château, on construisit une loggia à colonnes toscanes très simples Le bâtiment se termine vers le sud est. par une tour d'escalier coiffée d'une calotte. Les pignons rappellent ceux de l'ancien château du XVIe siècle.

Sur la Schlosstrasse même, on avait ouvert, deux ans auparavant, une seconde porte donnant accès au château. C'est celle dite e du Pélican ». a cause du pélican qui en décore la clé de voûte Seule, la partie intérieure, d'ordre rustique à plein cintre, surmonté d'un triglyphe. aux métopes ornées de têtes de lions, subsiste encore. L'ordonnance primitive de ce portail, à la fin du XVIe siècle, était beaucoup plus imposante. Elle comportait un triple étage. Au premier, quatre statues allégoriques : la Foi, la Magnanimité, la force, la Reconnaissance, escortées d'animaux fabuleux ou exotiques; au sec. >nd,deux Renommées comme figures d'angle, sur la balustrade: au sommet, une coupole dominée parla statue de la Justice.

En 1725, cette porte fut amputée de sa coupole et de la partie supérieure de sa décoration. En 1894, elle fut encore transformée par les architectes officiels.

Sous la tour centrale, dite Grain Turin, à laquelle, de 1674 à r G. de Klengel donna son aspect actuel, fut ouvert un passage entre la grande cour et la place qui s'étend devant le château. De ce côté, fut adaptée une porte assez grossière, en style baroque, avec des emblèmes, des trophées Son aspect n'a pas été changé

En 1682, le bâtiment dit de la Lanterne, déjà modifié en 1608, fut encore transformé par l'ouverture, entre la petite et la grande cour, d'une porte qui existe actuellement Du cote de la petite cour, c'est une construction très simple, de l'ordre rustique, avec cette devise à la clef de

voûte : Jehovah vexillum meum. Du côté de la grande cour, l'arc plein cintre porte un vaste écusson armorie; deux couples de colonnes toscanes soutiennent un balcon Les deux statues dont il est orné : un Hercule appuyé sur sa massue, une Minen e casquée, attestent l'influence du style baroque hollandais

LA RENAISSANCE 21

De l'année suivante est le quatrième escalier de la grande cour, construit comme pendant à ceux du XVIe siècle, dans l'angle sud-est, précisément à côté de ce passage voûté

Les souverains du XVIIe siècle n'agrandirent pas la Résidence ; ils se

Château royal. — Porte Je 1082 entre les deux cours.

bornèrent à embellir de stucs et de marbres certaines pièces des ailes occidentale et méridionale. Quant à la longue galerie ayant vue sur la Schlosstrasse, au xvi° siècle, on ne lui avait donné qu'un plafond ordinaire. En 1627, l'architecte Dulich la transforma au moyen d'une voûte en berceau d'où pendaient sept lustres pesant plusieurs quintaux. Les lambris étaient ornés des signes du Zodiaque en camaïeu bleu, étoiles d'astres en métal doré, parmi lesquels on avait fait figurer une

ète apparue en [618. Au dessus de la corniche, à la naissance de la voûte, étaient peintes des vues cavalières de villes de Saxe et, dans l'intervalle, des divinités païennes, dues au pinceau de Kilian Fabritius Dans les baie-- des fenêtres, on reconnaissait à leurs costumes nationaux,

Suisses, des ' rrecs, des Cures, des Russes, des Persans, des Péruviens, des Ethiopiens. Sur les trumeaux, des géants carrant leur énorme sta-

a Salle des Géants [1627), d'après une estampe Je Johann A2

ture. rappelaient les Giganti des fresques de Jules Romain au Palais du Te, à Mantoue. D'où le nom de Riesensaal, qui fut l'appellation de cette galerie jusqu'à l'incendie de 1701. Après sa restauration, l'aspect en fut modifié et elle fut. au XVIIIe siècle, divisée en plusieurs pièces L'Electeur Maurice avait cru devoir aussi transformer la chapelle du château. Démolie en [548, celle du XVe siècle était fort exiguë. J.a nouvelle, plus vaste et plus haute, fut ouverte dans le bâtiment nord, à côté «le la tour principale; elle fut sacrifiée à son tour, en 1737, lorsque la religion catholique, redevenue celle des souverains de la Saxe, eut une église affectée à l'usage de la Cour. Disparition regrettable, car. d'après

LA RENAISSANCE

l'estampe de D. Conrad, reproduite dans la description de C. Gurlitt, et quelques fragments conservés au Musée des Antiquités, l'architecture et la décoration de la chapelle étaient fort originales, surtout celle île la voûte où l'on voyait un ange, tenant en mains les instruments de la Passion, mener captif le Dragon svmbolique.

Les objets les plus remarquables, sous le rapport de la sculpture, étaient les fonts baptismaux, l'autel, la tribune de l'orgue où se groupaient les musiciens.

L'autel n'est malheureusement pas resté à Dresde.

En 1662, il fut envoyé au château de Torgau dont il orne la chapelle, et remplacé par celui qui se trouve aujourd'hui dans la Bussmannkapelle de la Sophienkirche. On croit que le positif de l'orgue en marbres de diverses couleurs qui. en 1578, fut envoyé à la chapelle du château de Freiberg, aurait été remplacé par le positif plus richement orné, composé par Christophe Walther, et que l'on peut voir au Musée Historique. C'est moins l'agencement polychrome qui est remarquable dans ce

petit édifice que les reliefs sculptés représentant le Calvaire et la Descente de Croix.

Enfin cette chapelle du château avait pour entrée un beau portail de 1556, attribué à Dans Dehn-Rothfelser. Il nous a été heureusement conservé. Après avoir été adapté, au xviu' siècle, à la Sophienkirche, il ;i été replacé en 1876 dans l'enceinte du château, à gauche du Johanneum, sur le Jûdenhof

Autel en marbre polychrome et positif d'orgue. par Christophe Walther (1584) (Musée Historique .

au moins dans les socles des quatre colonnes corinthiennes, dans

la lar. ■ Les rinceaux s'enroulent autour d'animaux, d'oiseaux ei

d'enfants nus, dans les trumeaux des chambranles et de l'archivolte, un

spécimen intéressant delà Renaissance italienne importée en Allemagne

Sur l'attique, on a placé debout la Matin- du Ressuscité, entre deux

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