L ELEVAGI; DU CHEVAL DE SELLE
]8 l'élevagk du cheval de selle
venus en Normandie Tan dernier acheter des reproducteurs de demisang trotteurs.
Pas possible? Et savez-vous pourquoi faire? vous ne le devinere-^ jamais!! Pour améliorer leur race.
Le trotteur en tant que cheval de service avait encore sa raison d'être quand on attelait, quand on recherchait ])our parader au bois le geste et l'allure. Mais de nos jours que peut-il faire le pauvre! avec ses records de i m. 30 derrière les cent-chevaux de nos automobiles.
Le trotteur normand est une richesse nati(inale pour nos départements de l'Ouest qui en exportent beaucoup; cijnservons-le; mais ne confondons pas les races, ne les abîmons pas en les mélangeant, et créons à côté le galopeur.
Au lieu des Irlandais chez nous, venus sans doute pour donner un ])eu plus de train à leurs hackneys qui en manquent, nous voudrions voir un peu plus souvent nos éleveurs chez les Ldandais ; les y voir acheter quelques belles juments du pa}-s, pour ])erfectioimer le cheval de selle qui en a grand besoin.
Il serait bien temps de s'y mettre ; il est peut-être déjà trop tard, et si nous jetons le cri d'alarme, c'est (|u'au dire des journaux, d'Ar.gleterre, il a déjà été question au Parlement Britaimique de prohiber l'Exportation.
Les Anglais se sont justement émus de la quantité colossale de bons chevaux cpii (|uittent leurs Iles: ils veulent augmenter leur cavalerie et leur artillerie et conserver un fort ccntingent pour leurs cadres. II en résulte que la nation qui produirait une race de selle de guerre, rivale de la race anglaise, remplacerait l'Angleterre pour ses exportations et augmenterait d'autant sa richesse nationale.
Avec nos propres ressources, pourcpioi ne ferions-nous pas aussi bien ciue nos m.aîtres de l'heure actuelle?
Nos herbages de la ^Manche, de r(Jrne et du Perche; nos grasses ]:)rairies du Charolais, du Nivernais, du Limousin, sont aussi aptes à créer Ijeau et bon, que les pâturages si renommés de la Grande P.retagne.
Nous doutons fort, ciue, l'herbe qui a une importance capitale au point de vue du développement de la charpente osseuse du poulain. soit plus pauvre en phosphate ou de (|ualité inférieure dans nos prairies françaises.
La qualité des chevaux de courses élevés chez nous, ne le cède en rien aujourd'hui à celle des racers anglais. Pouvant faire aussi