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L ELEVAGE DU CHEVAL DE SELLE

10 L ELKVAGIC DU CHKVAL DE SELLE

galop de deux mille mètres! 2.000 mètres vous m'entendez bien... nous les a-t-on assez tambourinés aux oreilles?

C'était l'apothéose du normand galopeur? tous les records des demi-sang sur piste étaient de loin battus; la revanche du trotteur si dénigré était aussi éclatante que la défaite de ses détracteurs était piteuse ; les plus fines cravaches de nos Hippodromes étaient venues les monter à l'américaine... et ils avaient eu l'ivresse de sentir entre lem-s jambes des craks de Derby!!! Quel emballement! Quelle nnisique !

Nous aimons mieux là-dessus l'opinion d'un grand maître universellement apprécié pour sa compétence, et qui écrivait dans un article paru dans le journal le Jockey, en l'été de 1909... que... « Ces courses de petite haleine ne signifiaient rien du tout, qu'elles étaient une dérision ; que... c'était des courses de longue distance, des <( points to points » de 5.000 mètres au moins, parsemés d'obstacles de chasse ; des petits « Grand Liverpool » qu'il faudrait pour mettre en relief de bons chevaux d'extérieur, de selle ou de troupe ».

Nous nous inclinons complètement devant cet avis.

Les étalons hunters d'Irlande, que j'ai vus de près souvent, sont de gros pur sang choisis sur leur modèle et non sur leur performance, de musculature puissante, et pour la sélection desquels, la question de faire des gagnants de course, n'est jamais entrée en ligne de compte.

Quant aux poulinières, ce sont des juments très près du sang et filles d'étalons de \n\r sang.

Les produits donnent des trois quarts de sang de forte membrure parfois un peu communs, aux jarrets bas et larges, en dedans ; aux genoux carrés et près du sol, à la poitrine toujours profonde et à l'épaule couchée et belle. Leurs allures sont un beau pas, signe caractéristique de race : un trot médiocre, un galop superbe, souple, bas et allongé.

Jamais il ne se rencontre chez les hunters de ces chevaux, hélas si communs chez nous, sans coffre ni boyaux, levrettes et haut sur I)attes. L'amour-propre national seul m'empêche de reproduire certaines I)hotographies de ces chevaux primés en France, et que l'on pourra trouver dans le Sport Universel Illustré.

Cette maudite question des Hippodromes gâte tout chez nous. Pendant que j'écris ces lignes, une chronique sportive fort répandue, me tombe sous les yeux ; il y est dit que les marchands Irlandais sont

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