DU CONCOURS IIIITIOUC; A L ETRAXGIvR
Dès le malin, tous les sportsmen se précipitent au llorse Show pour visiter les écuries, assister aux différentes présentations ; et tout ce ([u'ils }• voient est si in-!])révu. si inédit, si attrayant, (|u'ils ne peuvent se détacher de la piste avant la nuit.
Concours Hippique de FOlympia de Londres
Londres a inauguré, il y a quatre ans, une splendide quinzaine de tous les sports hippiques, au Palais de r( Dlympia.
Les grands concours civils, les championnats militaires et la Coupe du roi Edouard \U, disputée par un team de trois officiers de chaque nation, et que les Français ont eu l'insigne honneur de remporter en 1909, y attirent les meilleurs cavaliers de l'Univers. Toute la société londonienne vient les y applaudir le soir.
L'espace est peut-être un peu restreint et les obstacles trop rapprochés ; mais, somme toute, c'est un admiral)le ensemble et en dehors des jumpers, le public peut admirer, dans toutes les présentations de selle et d'attelage, les plus beaux types des chevaux du Royaume.
Nos voisins d'outre-AIanche, qui furent de tous temps les bouteen-train et les grands maîtres en tous les sports, ont eu, à notre sens, jusqu'en ces dernières années, le très grand tort de considérer les concours hippiques comme une exhibition indigne de gentlemen .
Les officiers anglais s'alignent maintenant avec leurs camarades des autres armées au Horse Show de l'Olympia ; et ce serait grand dommage que les civils, qui se sont faits, à travers pays, la réputation de merveilleux cavaliers, ne viennent pas donner à notre sport l'appui de leur belle éciuitation et de leurs admirables hunters.
]\Iaîtres incontestés derrière les fox hounds ou les harriers. intrépides coureurs de drags et stee])le-chasers. ils auraient tôt fait de se mettre à la monte particulière sur l'obstacle artificiel de concours ;