DOUBLE R, ANGLO-ARABE, APPARTIENT A M. DE ROVIRA
Près de 30.000 francs en deux années consécutives, bien des chevaux de courses n'en font pas autant.
Double R, un autre cheval de la même écurie, est presque aussi célèbre. Xé à (Jloron, en 1899. Sa mère Orca, demi-sang, et son père Pyroscope, demi-sang, par Sak-Cadidy-Djedran, pur sang arabe.
Il n'est pas possible de rencontrer un cheval plus bondissant, plus balle élastique, plus majestueusement beau sur l'obstacle que Double R.
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En 1909, il gagna la Coupe de Madrid ; à Paris en 1910, sur ([ualre épreuves il se classe quatre fois premier, faisant l'admiration de tous les connaisseurs.
A Lyon, en 1910, il francb.it la barre et le nuir sans les effleurer à i'"95, et gagne la Coupe de Menton.
Dolly. — Je citerai en passant ma honne jument grise truitée. Achetée à l'Ecole de Saumur par le lieutenant Haentjens, elle fit, pendant tleux années une tournée triomphale dans la région de l'Ouest, y ramassant toutes les Coupes.
Quand son propriétaire n'eut plus rien à lui faire gagner, il voulut bien me la céder; elle avait alors plus de 16 ans. Je la montai au grand Concours de Bruxelles où, deux années de suite j'eus la bonne chance de lui faire gagner la Coupe, après trois barrages sans faute où elle battit les m.eilleurs Irlandais. Elle réussit également à Spa, Namur, Ostende, et dans toutes les réunions belges.
Elle mourut à 25 ans, chez un ami qui lui avait offert une honolable retraite bien gagnée; l'année même de sa mort elle me conduisit à la gare, trottant attelée son kilomètre en moins de deux minutes.
Nous vantions l'harmonieux modèle des Irlandais, est-il possible de rêver une jument mieux bâtie que cette brave Corlaisienne ; et quelle merveilleuse race nous pourrions avoir en sélectionnant un peu mieux nos juments et en les donnant à des étalons hunters de pur sang, choisis avant tout sur leur modèle.
Riquiqui naquit dans l'Allier, à A^aumas, par Page et Blonde. Son père est fils de Harley. petit-fils de pur sang. La mère. Blonde, est née dans l'Allier également, issue de 1/2 sang normand (Subtil), par Dragon, pur sang, et d'une jument d'origine inconnue toisant i"'48, à (jui Riquiqui doit sa petite taille. Encore une vraie merveille que ce petit cheval. Il gagne en 1908 et en 1909, avec son propriétaire le capitaine Bompard, tout ce qu'un cheval peut gagner en France : la Coupe de Paris — le Prix Mornay et le Grand Prix de Vichy.
Dans la Coupe de Paris il a eu à lutter contre la formidable écurie du gentleman belge, AI. Lœwenstein, qu'il bat au train.
Vendéen. — J'eus la bonne fortune de deviner ce cheval et de le mettre sur l'obstacle.
Je ne saurais être accusé de nourrir pour le normand trotteiir, comme cheval de selle et de concours, une affection inconsidérée.
CÉLÈBRES SAUTEURS FRANÇAIS
CELEBRES SAUTEURS FRANÇAIS
J'en reconnais avec d'autant plus de plaisir qu'Abricot, Riquiqui et Vendéen sont de brillantes exceptions.
Et cela prouve qu'il y aurait bien peu de choses à faire pour perfectionner la race normande et en faire l'égale des meilleures races existantes ; pour cela, il faudrait écouter les conseils de gens compétents tels que MM. de Gasté et Martin du Nord qui ont, au cours de cette année, consacré d'excellents articles à la question uans le Sport Universel Illustré.
Quoiqu'il soit normand, je ne connais pas de cheval galopant mieux que Vendéen sur un dur parcours. A coup sûr il n'en est pas de plus brillant pour franchir au train de steeple les plus grosses banquettes,
LE C.APITAINK HOMl'ARD SLR SON C1IKV.\L RK^LIl^fl
CELKr.RKS SAUTia'KS l-RAXCAIS
les plus fcrniiclablcs casse-gueules, eu semaut au traiu tous ses coucurreuts. II y aurait hieu ])eu d'irlaudais à ])()uvoir le battre daus un Point to l'oint, et à pouvoir tenir ce train fou sans l'inévitable culbute.
\ i-.\nKi{x est actuellement clans les écuries espagnoles du duc d'Andria. Le cavalier et sa monture se partagent les lauriers les plus beaux des concours de la Péninsule ibérique, et je ne crois pas me tromper, en aftîrmant que c'est le meilleur sauteur et le plus gros cagnant de sa contrée.
VENDiîEX, PAR ORAN DF.Ml-SANG TROTTEUR
Vendéen.
Oran.
Marjolaine.
Fuscliia.
Fille de IMiaéton.
\'aldempierre.
V^allée d'Auge, par ^\^ Australian, p. s.
Bistouri. — Je ne sais pas de meilleur éloge à faire de mon vieux cbeval (|ue de dire ([u'il me gagna le cbami)ionnat de Dublin en 1897, tous les championnats de France de son année; (iu'actuellement
CEI.EURES SAUTEURS FRANÇAIS
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encore, couvert d'années, mais sans une mollette, sans un suros il donne encore Timpression de puissance de sa photographie faite à l'époque de ses prouesses, il gagnait l'année dernière des prix sur de gros parcours à son propriétaire belge.
La série serait trop longue s'il nous fallait mentionner tous les bons sauteurs ; nous citerons seulement Arago, le trotteur du lieutenant Dutech ; 'J'erpsichore, l'excellente jument bretonne du capitaine de Champsavin ; Sarah-Gosse, la délicieuse petite jument de M. Lefeubvrc, qui. peur sa taille est une merveille et bat souvent au train les plus iijrands chevaux.
Chevaux du AIidi. — Dans cette énumération faite à la hâte, il serait injuste de passer sous silence la plaine de Tarbes qui produit une race incomparable de chevaux bons pour tous les services.
L'anglo-arabe est un cheval admirable pour petit poids et poids moyen. Inlassable (il l'a prouvé dans tous les raids, où il a figuré avec gloire), il peut faire, attelé ou monté, tant au trot qu'au galop, des centaines de kilomètres.
]\I. Larregain, dont l'éloge n'est plus à faire et dont nous aurons souvent le plaisir de rappeler le nom au cours de cet ouvrage, mène chaque année à la victoire une foule d'anglo-arabes, battant avec eux, dans les principaux concours du Centre, du Midi et de l'Espagne, l'élite des concurrents étrangers.
Nous disions que le cheval du Alidi est un cheval de petit poids; il l'est de par son aspect et ses membres un peu grêles. Mais, en réalité, il vaut beaucoup mieux (pie ce qu'il parait, et il n'existe pas d'animaux à porter plus gaillardement du i)oids. Cette aptitude de portefaix lui vient de l'infusion du sang de son ancêtre, le cheval arabe.
]\I. I.arregain est de par sa haute taille et sa musculature l'un des plus lourds cavaliers de concours, montant au moins à Qo kilos. A vrai dire, il a pour corriger ce défaut auquel il ne peut rien, une foule de c|ua]ités ; il est la meilleure monte du ^Midi et sans conteste la première monte fie France sur les banquettes. Sa main ne pèse pas une once sur la bouche d'un sauteur qui s'agrippe à un talus, et la fixité de sa pince est légendaire; tous les anglo-arabes que je lui ai vus monter ne semblent en rien gênés par son poids.
Nous nous sommes toujours demandé pourquoi les régiments de cavalerie recrutaient autre chose pour leurs escadrons que ces mer-