CHAPITRE
Chevaux barbes, -- Poneys algériens.
T^oneys tunisiens, -- Tunis et son concours,
Nous allons quitter les pays d'élevage de France pour faire un tour dans nos colonies nord-africaines, et consacrer quelques pages aux barbes, cette vieille race des régions musulmanes.
Le cheval barbe, autrement dit cheval originaire des pays barbaresques, est très répandu au Maroc et dans les tribus africaines de l'Algérie.
M. Bedouet, administrateur honoraire de la province de Constantme, président de la Société d'Encouragement des courses en Algérie, a consacré sa vie à améliorer ces rustiques petites bêtes.
L'ancien administrateur habite El-AIadher, petite station sur la ligne de Constantine à Biskra: j'eus la bonne fortune d'être invité par lui il y a quelques années à visiter son haras de Saint-Georges.
Je trouvai là une occasion recherchée depuis longtemps d'étudier de près les races arabes.
M. Georges Bedouet, le fils aîné de l'administrateur, était réputé le meilleur et le plus audacieux cavalier de toute la province ; et avec cela très fin écuyer de haute-école.
Il me fit voir à l'œuvre, c'est-à-dire en leur faisant passer de formidables obstacles, plusieurs de ses élèves qui firent mon admiration.
Désirant faire connaître et apprécier en France les barbes, je me rendis acquéreur du fameux Alessaoud, à qui JNI. Georges Bedouet avait fait gagner toutes les coupes de la région, malgré sa mauvaise caboche et sa s^ueule endiablée.
CIIKVAUX BARBES
POXEVS ALGER] K.XS
Mi'SSAOUD était un petit cheval de i ni. 57, fantastii|ue comme sauteur de volée, je n'ai jamais rencontré un Irlandais à pouvoir l'approcher pour un saut haut et large en même temps. En plus de cette oualité. il était méchant, brutal, charognard.
IN CriALLAH, PONEY ALGÉRIEN, l'"47, SAUTANT r"6o
J'avoue à ma honte cjuc ne pouvant lui faire entendre raison, je le confiai à de plus malins que moi cjui ne s'en enthousiasmèrent pas autrement et laissèrent plus ou moins ses mérites à l'ombre.
En désespoir de cause, je le vendis à M. H. de ]\Iunuu. le proprié-