CHAPITRE II
Dressage du cheval attelé. — Le tilbury. — Garnir. ^ Atteler. — Marcher. — Arrêter, demi-tour. — Reculer. — Remiser. — Progression dans les allures.
Par le débourrage, qui a fait l'objet du chapitre précédent, vous avez habitué le cheval à l'obéissance sous le harnais. Il reste maintenant à lui donner la même obéissance dans les brancards.
Atteler le jeune cheval. — Le cheval ayant été garni comme il est dit au chapitre spécial, on l'attelle tranquillement, en faisant le moins de bruit possible autour de lui.
Un homme à la tête le tiendra par la longe du licol en sangles qu'on aura laissé au cheval.
Avoir soin de baisser doucement les brancards sur les porte-brancards, que vous refermerez et bouclerez de
sS DRESSAGE ET MENAGE
suite. Fixez-les solidement, de façon que les brancards ne ballottent pas. Quand votre cheval sera confirmé, vous pourrez relâcher la dossîère pour rechercher l'équilibre parfait.
La voiture, toujours à deux roues pour le dressage, sera d'autant meilleure qu'elle se rapprochera du tilbury des écoles de dressage, où l'on n'est pas trop loin de son
cheval et dont l'extrémité des brancards forme une bonne courbe les empêchant de toucher, au tourner, l'épaule du cheval, tandis que leur écartement postérieur met sa croupe à l'abri de tout contact.
Attelez votre cheval court, mais veillez à ce que l'arrière-main ne puisse, en marchant, toucher le palonnier.
Fixez les traits et la barre de fesses, qui sera une forte et solide plate-longe. Veillez à ce qu'elle ne soît pas trop serrée.
Il est inutile, à moins qu'on ne soit en pays de fortes