CHAPITRE II
côtes, de mettre d'avaloire, surtout pour les premières leçons, où la simplicité des moyens et du harnachement est une garantie de succès.
Votre cheval a été embouché d'un mors à branches courtes et à canons droits, un peu gros. Le mors normand dit coup de poing convient très bien. Les rênes ont été bouclées au banquet, la gourmette lâche. N'enrênez pas votre cheval.
On aura soin de placer la voiture dans la direction de la sortie sur un terrain plan, roulant ou légèrement en pente descendante.
Il faut aussi avoir un bon bout de ligne droite devant soi, sur une route pas trop étroite, pour ne pas être obligé de faire son premier tourner court.
Le cheval est donc attelé, Taide le caresse et le calme, placé devant lui, le tenant simplement par le bout de longe du licol.
Le conducteur montera doucement sur le siège, après avoir pris les guides réunies dans la clef de la sellette. Il les ajustera sans tirer dessus.
A ce moment, l'aide s'effacera et se placera à la gauche du cheval.
Marcher, — Le conducteur portera le cheval en avant à l'appel de langue, et en rendant la main. Si le cheval part tranquillement, il faudra reprendre progressivement le contact avec la bouche.
Laissez le cheval partir au trot, mais maintenez-le à une allure modérée.
Alternez les temps de pas et de trot. Le premier jour, une leçon d'un quart d'heure suffit. Rappelez-vous cependant que le meilleur dressage se fait au pas. Il vaut mieux
donner deux courtes leçons par jour, que de soumettre le cheval à une longue séance qui pourrait l'écœurer et lui froisser les épaules.
L'aide, pendant la première période de ce dressage, doit trotter à côté du brancard, à hauteur de l'épaule du cheval, et ne monter lestement dans la voiture que pour en descendre plus lestement encore à l'ordre : ■ A terre, » donné par le conducteur.
Arrêter. — Une fois l'arrêt obtenu, faire une remise de main, rendre pour laisser le cheval baisser la tête en allongeant l'encolure, le faire caresser par l'aide.
Rester assez longtemps au repos et repartir doucement.
Demi-tour. — Prendre du champ pour tourner. Faire tourner le cheval du côté où il fait ce mouvement le plus volontiers. A gauche, par exemple : l'aide poussera au brancard du côté droit.
Le demi-tour exécuté, on reprendra la marche directe.
11 faut avoir soin de faire le premier demi-tour dans la