‹ Dressage et menage. Dessins de Crafty.: Dessins de CraftyChapitre 23 sur 107 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Le cheval se couche sur un brancard, quelquefois jusqu'à tomber.

Dans ce cas, tâchez de le porter en avant dans n'importe quelle direction, sauf celle du demi-tour complet qui aurait lieu dans le sens de Técurie, ce qui serait la pire des leçons.

Si vous n'êtes pas sur une place, ou dans un pré, et que la largeur de la route s'oppose à ce mouvement, arrêtez votre cheval. L'aide est utile dans ce cas; de la voix et du geste, il calmera Tanimal, le remettra droit. Essayez un nouveau départ. S'il ne réussit pas, agissez comme dans le cas précédent. (Appréhension du cheval dans les brancards.)

Le cheval hésite à partir, a peur de se mettre dans le collier. Demandez alors un départ sur un demi-à droite ou un demi-à gauche (i).

Le cheval recule au lieu d'avancer. Un cheval préparé par la méthode Mauléon ne recule jamais. Voyez si la sellette n'est pas trop serrée. Si non, faites arrêter le cheval par l'aide, laissez-le souffler et recommencez votre

(i) u Presque tous les Anglais font démarrer les chevaux avec le mors et non avec le collier, ce qui les empêche de partir surtout s'ils sont finement embouchés. J'embouche très finement mes chevaux, et cependant tous mes élèves, même les débutants, les font démarrer à la condition de leur donner suffisamment de guides.

« Beaucoup de cochers, n'ayant aucune idée de la sensibilité de la bouche d'un cheval, tirent dessus comme sur un cabestan. Quelques-uns même me disent : « Je suis très fort et peux conduire deux heures; regardez mes bras; je M fais des haltères, etc., etc. » Ce sont très souvent ceux-là qui se rendent les premiers. Ce n'est pas tant la force qu'il faut que la manière de s'en servir. Je citerai comme exemple un amateur qui me disait : « Quand il faut de la force « physique, je puis asseoir mes quatre chevaux sur les jarrets, n Un jour où il aurait pu montrer sa force, il était tellement rendu que, si je n'avais pas été là pour prendre les guides, nous allions droit dans une rivière. J'avoue que l'un des chevaux tirait; mais cet hercule se croyait si sûr de lui ! » (Howlett, Leçons de guides.)

départ en Tappuyant du fouet. Observez aussi si vous ne vous êtes pas, au moment du départ, emparé trop fort de la bouche de votre cheval ; rendez-lui et portez les rênes lâches, l'aide conduisant les premiers pas de l'animal au moyen de la courte longe.

Difficulté de reculer. — Dans ce cas, recommencez la progression du débourrage, surtout à la selle. Un cheval qui ne recule pas à la voiture, presque toujours ne recule pas monté.

Avant d'en venir à cette extrémité, demandez le reculer attelé en divisant les appuis, rêne droite, puis rêne gauche, en portant, toutes les fois qu'il est nécessaire, le cheval en avant d'un demi-pas ou d'un pas, vous souvenant que l'acculement est souvent la cause de la difficulté à reculer.

Il faut avoir soin, dans la leçon du collier à pied, lorsqu'on demande le reculer, de ne pas faire tirer sur les traits à ce moment. Cela habituerait le cheval au recul sur la résistance du collier, et l'on aurait ensuite de la difficulté à le maintenir en place, à une montée par exemple, où, arrêté, il serait sollicité en arrière par le seul poids de la voiture.

La difficulté de reculer droit vient toujours ou de ce qu'une barre est plus sensible que l'autre, ou de ce que l'un des deux jarrets s'engage plus ou moins facilement sous le centre de gravité. Ce défaut sera corrigé en perfectionnant le dressage du tourner à droite ou à gauche.

La difficulté à tourner sur place. — Certains chevaux tournent plus facilement d'un côté que de l'autre ; la plupart tournent plus facilement à droite. Cela vient de ce que c'est le côté habituel où on les présente au tourner.

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