‹ Dressage et menage. Dessins de Crafty.: Dessins de CraftyChapitre 24 sur 107 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

à Tarmée, aux foires, aux comices agricoles, aux écoles de dressage. La règle n'est pas absolue : certains tournent beaucoup mieux à gauche; l'état des jarrets, des yeux, des barres, doit être vérifié pour en avoir la vraie raison.

Si votre cheval a été bien débourré, vous vous serez aperçu de cette anomalie et vous aurez travaillé votre élève pour la combattre.

Si le défaut persiste, faites les tourners nécessaires du côté facile et ne demandez comme école qu'un quart de tourner du côté opposé, puis un demi, etc. Vous arriverez facilement à un résultat satisfaisant. Assurez-vous si le bout du brancard n'entre pas dans l'épaule du cheval. Je répète qu'il faut que l'extrémité du brancard soit très incurvée.

Cheval appuyant e7i marchant vers la droite ou vers la gauche. — Ce vice vient presque toujours, comme le précédent, d'une différence de sensibilité des barres et se rencontre chez les chevaux portant au vent et cherchant par là à se soustraire à l'action de la main.

Ce défaut provient aussi de ce que, avec les chevaux à encolure molle, on ne soutient pas assez dans le tourner la rêne du dehors. La rêne du dedans, trop puissante, jette les hanches et le corps du côté opposé à celui vers lequel on veut tourner.

Mettez l'aide à pousser au brancard de ce côté-là, soutenez du fouet appuyé sur le flanc. Changez l'embouchure. Bouclez la rêne au banquet du côté trop sensible, et à l'anneau du milieu de l'autre côté. Ingéniez-vous à baisser la tête, soit avec une martingale à muserolle, soit avec une martingale à anneaux, soit encore au moyen du

rœring, dont la description sera donnée au chapitre du harnachement.

Le mors Thouvenin, pour les chevaux à bouche extrasensible, nous a donné toujours, à la voiture^ des résultats de décontraction surprenants.

En tout cas, si, pendant la courte période du dressage à la selle, on s'était ingénié à corriger ce défaut, on serait certainement parvenu à le pallier dans une mesure permettant d'utiliser facilement le cheval à la voiture.

Il est rare que des chevaux encapuchonnés, c'est-à-dire recherchant Tappui du mors, se livrent à cette défense. Elle disparaît presque toujours, dans tous les cas, au cours du dressage.

Immobilité du cheval datis les brancards. — Ce vice, qui se manifeste soit au départ même, soit après un certain chemin parcouru, déconcerte beaucoup de débutants. J'ai entendu parler, à ce sujet, de fortes raclées, de feu sous le ventre, etc. On ajoutait généralement que rien n'y avait fait.

Avant de recommencer le débourrage, mal fait sans doute, sur le « marcher », « arrêter » et « repartir », cherchez à faire faire au cheval un quart d'à droite ou d'à gauche; profitez du lever des membres pour partir dans une direction quelconque, et souvent la difficulté sera très facilement vaincue sans employer de moyens empiriques.

Cheval difficile à atteler. — Peu de chevaux, s'ils ont été bien débourrés, reçoivent mal les brancards.

Si le cheval est simplement inquiet et se tracasse, essayez de lui donner à manger une poignée d'herbe ou de foin. Cela l'occupera assez pour qu'il se laisse atteler tranquillement.

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