CHAPITRE V
« Dans les conditions où se place Thonime qui traîne un fardeau, s*il est relié par une courroie rigide à la masse qu'il doit entraîner, les chocs dont nous venons de parler se produisent, et le marcheur en reçoit le contre-coup aux épaules. Pour éviter ces commotions pénibles, nous avons placé entre la voiture et la courroie de traction une pièce intermédiaire élastique dont Teffet a répondu à notre attente. » (Marey.)
« Toutes les théories — dit à ce sujet M. Lenoble du Teil — tendant à prouver les inconvénients des bandes d'acier qui remplacent souvent le palonnier, ou n'importe quel intermédiaire élastique, tombent d'elles-mêmes devant la méthode expérimentale de M. Marey.
« Ces théories ont pour point de départ que le trait long est plus fatigant que le trait court. Pourtant ce n'est pas en raison de sa longueur, mais bien en raison de l'extension que le cuir subit par l'effort de la traction, que le trait long est plus fatigant que le trait court, parce que la force employée à allonger le cuir est totalement perdue, aucune force étrangère ne venant, entre deux efforts successifs de l'animal, contribuer à la traction et la rendre ainsi plus uniforme. »
Beaucoup de brevets d'invention ont été pris, donnant des modes d'attache élastique des traits aux brancards : lames d'acier formant ressort^ auxquelles on accroche n'importe quels traits, etc., etc.
Nous préférons l'invention suivante. Le ressort étant contenu dans l'extrémité du trait lui-même, on peut l'adaptera la première voiture venue. En voici la description donnée par l'inventeur, M. Roger, de Paris.
Tout le monde sait combien les chevaux attelés à des
voitures lourdes et qui s'arrêtent souvent, comme les omnibus, par exemple, s'usent vite par la fréquence des coups de collier à donner. Les boucleteaux de traits portent un fort ressort à boudin qui, sous l'effet du tirage, cède un peu et remplace le démarrage brusque par un effort progressif, beaucoup moins fatigant pour les chevaux. Le départ du véhicule est donc plus doux, et l'on évite la saccade si désagréable que l'on éprouve avant
d'être assis dans nos omnibus, si l'on n'a pas soin de se tenir ferme aux galeries dès que l'on est monté.
L'extrémité des traits doit se fixer à nn palonnier. En effet, le palonnier permet toujours le tirage dans l'axe normal, même lorsqu'on change de diyction.
Dans l'attelage à un cheval, on doit choisir le mode d'attache le plus facile à décrocher en cas d'accident et à ajuster au moment du départ. Certains traits sont terminés par des chaînettes dont on accroche un maillon au crochet du palonnier. C'est là un système pratique.
he/roniail est en métal uni de la couleur de la bouderie. Le frontail de couleur n'est permis qu'avec un harnais de charrette anglaise; on peut aussi mettre un bouton de