CHAPITRE V
Il peut être supprimé dans les voitures à deux roues, lorsqu'elles possèdent une « mécanique ».
La barre de fesses devrait toujours être employée. Presque tous les accidents, à notre connaissance, sont survenus avec le cheval de grande confiance attelé depuis de longues années sans à-coups et qui, un beau jour, a rattrapé le temps perdu en ruant jusqu'à la démolition complète du véhicule.
XS embouchure à la voiture doit être très douce; la plupart des chevaux se trouvent bien d'être conduits sur le filet, ou mieux sur filet de cuir.
Le mors dit Condê est très bien porté : il est léger et de bon goût. De plus, il empêche les chevaux de prendre les branches du mors entre les
dents. MORS EN Cl'IR
Il existe une multitude d'em- ''**'"' "•*''^^"''
bouchures. Depuis le mors Wellington, le mors à ballon, le mors Howlett à gorge de pigeon, le mors brisé, le mors décontracteur Thouvenin, le mors à bascule, jusqu'aux filets simples, doubles, à doubles brisures, en cuir, à quatre anneaux (brisé ou droit), il y a une variété infinie d'embouchures où la sagacité du propriétaire pourra faire un choix selon la bouche et le degré de dressage du cheval.
Uenrénementt&i superflu à la campagne. Il est certainement inutile et même dangereux au début d'un dressage; une fois le dressage terminé, il l'est encore plus. Avec lui le cheval ne peut jamais sedétendre. Ce dernier se met en dedans de la main, s'assoit et conserve, tout
le tempsqu'il est dans le brancard, une position contractée. En montant les côtes, il ne peut marcher un bon pas, puisqu'il ne peut allonger son encolure, et dans les mauvais chemins devient maladroit, puisqu'il lui est impossible de choisir son terrain.
Voici, du reste, ce que dit de l'enrênement un maître en matière d'attelage, M. Lenoble du Teîl.
« En principe, avecun cheval suffisamment et convenablement assoupli, l'enrênement est inutile. Mais s'il s'agit d'atteler ensemble deux chevaux qui ne portent pas la tête à la même hauteur, on se sert avec avantage de cet objet du harnachement...
«... L'emploi de l'enrênement, en dehors du but d'égaliser la hauteur de la tête de deux chevaux, est mauvais et caractérise le cocher maladroit et paresseuXj celui qui préfère calmer l'ardeur gênante de chevaux trop peu exercés, en leur fatiguant le rein et les jarrets, au soin de leur donner une éducation suffisante et un exercice salutaire qui les baisserait suffisamment et les rendrait aussi plus facilement gouvernables. »
' Néanmoins, dans un atte-
lage de luxe, l'usage de l'enrênement est général, mais plutôt comme ornement et complément que comme utilité.
Cependant, avec des chevaux qui tirent, il est très utile de se ser\ir de Venrénenteni américain, qui relève la tête sans écraser l'encolure et en produisant son effet sur les barres supérieures et non sur la commissure