CHAPITRE V
des lèvres, comme le fait l'enrênement à panurge ordinaire.
Les guides peuvent être, pour Tattelage à un cheval, doublées et piquées, de même que la main de guides pour Tattelage de deux chevaux.
Pour la conduite à quatre guides, les guides seront simples, pour ne pas faire un volume trop fort dans la main du cocher. Elles doivent être d'une bonne largeur et pas trop minces, afin de ne pas se déformer et ne pas glisser dans la main.
D'après Howlett, la longueur des guides intérieures des timoniers, de l'extrémité d'uneboUcheà l'autre extrémité, doit être de 2", 70.
Les guides auront une largeur appropriée à la main du conducteur. 0,026"'" est une bonne mesure.
Le fouet. — Il y a loin de la chambrière à manche court et à lanière plate, large et longue, décrite et dessinée dans l'ouvrage si intéressant de la Guérinière, à l'élégant objet moderne, complément de tout équipage bien tenu.
Un bon fouet doit être léger, souple et bien en main. Il ne doit pas être trop court, pour ne pas forcer le conducteur à allonger ridiculement le bras, ni trop long, afin de pouvoir « toucher » autre chose que les épaules du cheval.
Le fouet de maître se distingue du fouet de cocher en ce que ce dernier a la partie inférieure munie d'un revêtement de cuir fauve, maintenu par deux bagues en métal.
Le fouet de maître est tout en bois. Sa couleur doit s'harmoniser avec celle de la voiture. Comme toujours.
il doit être très simple. Un dé en métal pourra cependant protéger sa partie inférieure.
Les plus agréables sont les fouets en rotin ou similirotin; ces derniers, assez bon marché, sont d'une aussi longue durée que ceux en rotin authentique.
11 est très économique d'en confectionner soi-même en cojipant à longueur suffisante de belles branches de houx ou d'épine.
Il faut ensuite écorcer ces branches et les pendre verticalement, tendues par le poids d'une pierre, dans un endroit sec^ jusqu'à ce que la sève en soit éliminée ou évaporée.
On peut, pour leur donner une teinte d'un beau brun, les enterrer, après les avoir écorcées, dans du fumier pendant quelques jours.
Une fois bien droits et bien secs, ces fouets doivent être polis au papier de verre fin et vernis au tampon.
Lorsqu'il est assez gros pour supporter l'opération suivante, le manche du fouet se trouve dans des conditions supérieures de solidité et de durée.
Dans le gros bout, creusez un petit godet. Suspendez le fouet le gros bout en l'air, l'extrémité maintenue par un poids de 3 ou 4 kilos, et remplissez le godet d'huile, tous les jours pendant un mois : vous obtiendrez un manche flexible et, partant, incassable.
La monture des fouets doit être souvent lavée et blanchie comme les autres buffleteries.
La mèche la plus pratique est une petite mèche fine, moitié soie, moitié ficelle. Elle dure longtemps, ne se détresse pas, et ne fait pas de nœuds sur elle-même, comme la grosse mèche ordinaire.