‹ Dressage et menage. Dessins de Crafty.: Dessins de CraftyChapitre 55 sur 107 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

(aiut jamais tirer sur la bouche. En selle comme en voiture, le ralentissement et Tarrêt ne doivent s'obtenir que par le serrer des doigts et la fixité de la main.

Un gentleman anglais disait plaisamment à son fils, se plaignant de ce que son cheval tirait plus fort que lui : « Attache une corde à cet arbre et tire! Tu vois que Tarbre tire plus fort que toi ! Laisse maintenant flotter la corde ; tu vois bien que ton arbre ne tire plus ! »

Tourner à droite ou à gauche. — Le cheval étant au trot, ralentir avant le tourner, en serrant les doigts, et, pour donner à droite, par exemple, tendre davantage la guide droite, la raccourcir au besoin, desserrer les doigts sur la guide gauche, au besoin l'allonger, va^is jamais la laisser flotter. Elle a dans le tourner une importance capitale : elle règle le mouvement et empêche le cheval de précipiter le tourner; inconvénient moins grave avec une voiture à deux roues qu'avec une voiture à quatre roues, qui verserait infailliblement sur un tournant trop brusque, aux allures vives.

Il faut donc toujours, dans le tourner comme dans la marche en avant, conserver l'appui, le soutien de la bouche du cheval. Une fois le tourner obtenu, rajuster les guides et repartir, s'il y a lieu, à l'allure primitive.

Pour tourner à gauche, on emploiera les mêmes moyens, mais inversement.

Tourner de pied ferme . — Porter le cheval en avant de deux ou trois pas, puis tourner comme il est indiqué cidessus.

Reculer. — Le cheval étant arrêté, fixer les poignets, serrer les doigts si les rênes sont assez courtes, sinon les raccourcir.

Si le cheval ne recule pas droit, c'est qu'il est acculé : le faire avancer d'un ou deux pas, puis demander le mouvement, s'aider du mot " en arrière! " auquel le cheval, dans le travail à la longe, aura été habitué à obéir.

Au besoin, diviser l'appuî en serrant alternativement les doigts sur l'une et l'autre guide.

Il faut, écrit le marquis de Mauléon, éviter toute espèce d'à-coup dont l'effet se produirait par une brusque éléva-

tion de la tête du cheval et par le dérangement de son équilibre.

Une fois le premier pas de reculer obtenu, faire une cession de main,' puis demander le deuxième pas en arrière, et ainsi de suite, série d'exercices qui nous amèneront au remiser.

Il est nécessaire qu'à un moment quelconque du reculer, le cocher puisse remettre immédiatement le cheval en avant. Pour obtenir cet état de soumission parfaite, il convient de n'avoir pas un cheval en dedans de la main qui, sur la demande de reculer d'un pas, recule volontairement de plusieurs. On n'obtiendra ce résultat qu'en

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