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HISTORIQUE DE LA CARROSSERIE FRANÇAISE

Les voitures à deux roues. — Charrette anglaise, — Brancards. — Roues, — Jantes. — Rais. — Bandages et pneumatiques. — Freins. — Ressorts. — Lanternes. — Forme des voitures. — Voitures anglaises, américaines. — Essieux à billes. — Couleur des voitures, — Voitures à quatre roues. — Mail-phaéton. — Curricle à pompe. — Tirage et traction ; lois mécaniques.

Historique de la carrosserie (i). — Sans remonter aux chariots attelés de bœufs des rois fainéants, quand on pense que l'usage des carrosses ne date que du seizième siècie, on s'étonnera d'autant plus du chemin parcouru en si peu de temps par cette industrie. D'après Sauvai, la première personne qui eut un carrosse à Paris fut la fille d'un riche apothicaire du faubourg Saint-Antoine. Ce carrosse était, paraît-il, suspendu avec des cordes et

(i) Cet historique est emprunté au numéro de janvier 1890 de la Carrasstrit frattfaisi.

des courroies, et Ton y montait au moyen d'une échelle de fer.

En 1650, le duc de Roannez obtint de Colbert le privilège d'établir dans Paris des carrosses publics, dont la mode adoptée par Louis XIV fut bientôt suivie par la cour et parla ville, et les dames renoncèrent peu à peu à leurs chaises à porteurs.

Plus tard, rétablissement du duc fut cédé à un particulier qui le transporta rue Saint-Antoine, à Tenseigne du Grand Saint- Fiacre, et de là le nom que les voitures publiques ont conservé jusqu'à nos jours.

Sous Louis XIV on construisait des carrosses qui étaient de véritables monuments, lourds, majestueux, et dignes en tous points de transporter le Roi Soleil et son auguste cour.

Ces carrosses, qui étaient resplendissants de sculptures et de dorures à Textérieur, et garnis des étoffes les plus précieuses rehaussées d'or, d'argent et de diamants à l'intérieur, sont réellement, malgré leur aspect architectural, les débuts sérieux de la carrosserie que tous les autres peuples imitèrent à l'envi.

Les carrosses construits sous Louis XV et sous Louis XVI furent moins lourds, moins massifs, peut-être moins imposants, mais beaucoup plus gracieux et plus légers, et les spécimens de voitures de cette époque que l'on admire au musée de Cluny, à Paris, disent assez que, seulement sous ces trois règnes, la voiture royale, cérémonieuse et de gala, avec toutes ses somptuosités, fut à son apogée, jusqu'au moment où on commença à sacrifier le luxe à l'utiHté et à préférer la vitesse à la splendeur. Aux majestueux genêts d'Espagne, attelés aux

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