‹ Droit commercial et civilChapitre 17 sur 19 · COMPTABILITE · texte numérisé non relu

COMPTABILITE

2ième Partie,

COMPTABILITE, 2ième partie.

La comptabilité est l’art d'enregistrer avec méthode toutes les opérations commerciales, de manière à faire connaître à ceux qui en font usage, l'état réel de leurs affaires.

Toute personne faisant un commerce quelconque devrait avoir au moins un livre pour y enre gistrer toutes ses opérations commerciales.

Si la Tenue des Livres est indispensable au marchand, elle est aussi d’une grande utilité à tout le monde.

Il y a un grand nombre de méthodes de Tenue des Livres, mais deux sont généralement en usage: l’une, en Partie Simple et l’autre, en Partie Double.

Nous nous bornerons, dans ce troisième volume de notre cours, à traiter de la Tenue des Livres en Partie Double; ‘cette méthode étant pour nos élèves plus facile à comprendre et à raisonner.

Vu le nombre infini de méthodes de comptabilité employées dans toutes les maisons de commerce, nous croyons que nos élèves Lourront plus facilement s'initier à tous ces différents genres de comptabilité en apprenant à fond la méthode enseignée dans les quelques pages qui suivront.

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Nous ne donnons, de cette méthode, qu'un exposé simple, suffisant néanmoins pour la faire connaître et pour rendre capable de la pratiquer au besoin.

La tenue des livres en partie double est celle dans laquelle chaque opération commerciale est entrée deux fois au grand livre, c’est-à-dire une fois au débit et une fois au crédit d’un ou de plusieurs comptes.

Trois livres sont à peu près indispensables pour la tenue des livres en partie double, ce sont: Le Mémorial ou Brouillard, le Journal et le Grand Livre.

Le Brouillard ou Mémorial est le livre sur lequel on écrit d’une manière nette et claire toutes les opérations à mesure qu’elles se font.

Le Journal est le livre indiquant les noms des débiteurs et des créditeurs de tous les articles du journal pour être tranférés de celui-ci au Grand Livre.

Le Grand Livre est celui où l’on reporte tous les articles du journal aux différents comptes. On y voit les comptes de tous les débiteurs et de tous les créanciers. Le principal objet de ce livre est de montrer le résultat de nos affaires avec chaque personne.

Le Livre de Caisse est celui où l’on écrit sur-lechamp toutes les sornmes reçues ou payées pour quelque cause que ce soit.

66 Comptabilité Deux mots sont comme le principe fondamental de toute comptabilité, savoir: Débit et Crédit. On débite toujours celui qui reçoit une valeur quelconque, c’est-à-dire qu’on le constitue débiteur de ce qu’on lui a donné, payé ou vendu.

On crédite celui de qui on a reçu une valeur quelconque, c’est-à-dire qu’on le constitue créancier de ce qu’il a donné ou payé ou vendu.

On exprime Débiteur par Doit où Dr.

On exprime Créancier ou Créditeur par Avoir ou Cr.

Dans cette méthode, il n’y a jamais de débiteur sans créditeur, c'est-à-dire qu’on ne débite jamais une personne sans en créditer en même temps une autre pour le même objet; d’où il suit que chique article étant porté deux fois au grand livre, une fois au débit et une fois ou crédit, alors les deux côtés du Grand Livre doivent nécessairement balancer.

Les comptes sont de deux sortes: les comptes généraux et les comptes particuliers.

On exprime les comptes généraux par des noms de choses, et les comptes particuliers par des noms de personnes.

Les comptes généraux indispensables sont au nombre de cinq, savoir: Le Compte de Caisse, le compte d’effets à recevoir ou Billets Recevables, le compte d’effets à payer ou Billets Payables, le compte de Marchandises et le comptes de Profits et Pertes.

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Le Compte de Caisse est pour toutes les valeurs en espèces, billets de banques, billets payables au porteur et généralement tout ce qui est regardé comme de l'argent comptant.

Le Compte de Marchandises est pour toutes les productions, marchandises ou provisions, soit qu’on les achète, soit qu’on les récolte, soit qu’on les fabrique, et dont on fait commerce.

Le Compte de Bil!':+s Recevables est pour tous billets à ordre, toute; lettres de change ou traites, tous mandats etc. souscrit: ou endossés en notre faveur et dont nous devons toucher le montant.

Le Compte de Billets Payables est pour nos propres engagements écrits de payer certaines sommes spécifiées.

Le Compte de Profits et Pertes est celui qui sert à régler toutes nos affaires tant bonnes que mauvaises.—Si un compte susceptible de bénéfice ou de perte, doit plus que son avoir, il solde le déficit.—Si un tel compte a plus qu’il ne doit, il s'empare du bénéfice: et la différence qui existe à la fin de l’année entre son débit et son crédit, constitue la perte ou le bénéfice net que présentent les affaires.

Le Compte de Capital est à proprement parler notre compte personnel.—Il résume chaque année à son crédit les bénéfices nets.—Il sert à ouvrir ou à clore les livres.

Comptabilité FORMULE.

Débiter le compte qui reçoit et Créditer celui qui fournit.

Après avoir inscrit les articles au Brouillard ou Mémorial, il faut les porter au Journal et de celui-ci au Grand Livre, ayant soin après chaque transfert, de faire une marque à côté de la somme totale, pour éviter des omissions ou des doubles emplois. :

Par le transfert au Grand Livre, on entend y porter les articles du Journal et les y placer sous leurs titres respectifs.

Ainsi, je suppose que J. E. Gour Doit à Marchandises.—J'ouvre d'abord le Grand Livre au compte de “J. E. Gour” et j'inscris au côté du Doit “A marchandises” écrivant la date, le folio ou page du Journal et le montant de cet article : puis je passe au compte de marchandises où j'inscris au côté de Avoir, “Par J. E. Gour” avec la date, la page du journal et le montant du même article.

En portant un article au Grand Livre, il faut remarquer que le compte qui doit être débité devient Débit-ur par rapport au compte qui doit être crédité pour le même montant, et que le comyte qui doit être crédité devient Créditeur par le compte débité.

Quand il y a plus d’un débiteur ou plus d’un cré-

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diteur dans la même opération commerciale on fait usage, en portant au Grand Livre, de l’expression suivante “A divers” ou “Par divers.”

Toute comptabilité, pour être régulière, doit partir d’un inventaire général,

Mais si l’on ne faisait que commencer le commerce ou si l’on fondait un nouvel établissement Sans autre chose que de l'argent, on n'aurait pas d'inventaire à faire.

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