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II. Ce signe de neutralité a la signification suivante

A. Neutralité du personnel sanitaire aussi longtemps qu'en cette qualité il rend des services aux blessés et aux malades.

Droit de ce personnel, lorsqu'il n'a plus de service à rendre, de se retirer et de se faire conduire aux avant-postes, emportant avec lui sa propriété personnelle ; le matériel des hôpitaux reste soumis au droit de la guerre, celui des ambulances étant au contraire respecté.

B. Neutralité des places dé pansement, des ambulances

En dehors de l'armée, il y a quelque cliose à faire pour vidgariser les principes delà Convention auprès des popidations, car tout le monde peut, suivant les circonstances, être directement intéressé à l'exercice des droits qu'elle consacre ou à la pratique des devoirs qu'elle prescrit. Il faut bien aussi que l'opinion publi-

et des hôpitaux, aussi longtemps qu'ils ne sont pas occupés militairement.

C. Garantie réciproque des soins à donner aux blessés et aux malades, de telle sorte que les blessés de l'ennemi pourront être conduits et remis à ses avant-postes, tandis que les hommes guéris, mais incapables de faire du service, pourront rentrer librement dans leur pays ; ceux en état de

* reprendre les armes ne jouiront de ce privilège qu'à la condition de ne plus servir pendant la durée de la guerre.

D. Neutralité des transports de malades.

Le personnel des établissements sanitaires et les commandants des troupes auront à renseigner et à dii'iger leurs employés dans ce sens.

III. A côté du signe de neutralité on portera à l'autre bras le signe distinctif des troupes de ce corps d'armée (le brassard aux couleurs allemandes).

IV. L'assistance libre pour donner des soins aux blessés et aux malades doit être respectée et favorisée ; ceux qui ont accueilli des blessés dans leurs maisons ne doivent pas être molestés. L'assistance libre organisée doit être facilitée de toute manière et accueillie avec bienveillance.

— Dès à présent une division de chevaliers de Saint-Jean s'est adjointe au corps, en vue des soins à donner aux malades, ce dont avis est donné aux commandants.

Le commandant en chef du huitième corps d'armée, Prince A. DE HESSE.

que, chargée de veiller à l'observation de la Convention, sache j30sitivement ce qui doit être toléré et ce qui doit être flétri; or comment seraitelle en mesure de se prononcer si la loi lui est inconnue ? Dira-t-on que ce raisonnement est un cercle vicieux, puisque la Convention n'est au fond que le reflet de l'opinion publique? Mais qui ne sait que cette opinion, pour être générale par essence, n'est pas nécessairement universelle? Elle traduit le sentiment d'une forte majorité, de l'élite d'une nation si l'on veut, mais il peut y avoir beaucoup de gens qui ne la partagent pas. Ou bien encore elle peut être plus instinctive que raisonnée, et n'avoir pas poussé de profondes racines dans les esprits et dans les cœurs, de telle sorte que ,1e jour où elle se présentera comme une entrave à un penchant naturel on ne l'écoute plus. Il faut beaucoup de temps et d'efforts pour accomplir une réforme morale et la faire pénétrer dans toutes les couches de la société. « Les maximes du droit des gens pénètrent peu à peu les intelligences, mais elles s'y rencontrent et elles s'y heurtent avec les passions \ »

« Pendant longtemps encore, dit le docteur

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