‹ Droit des gensChapitre 23 sur 143 · Michaèlh, Âllg. mil. arzt. Zeitung · texte numérisé non relu

Michaèlh, Âllg. mil. arzt. Zeitung

2. Von Corval, Die Genfer Konventioii und die M'ôglichkeit ihrer Durchfiihrung.

3. Rechenschafts-Bericht des Vorstandes des Hulfsvercim im Grossh. Ilessen; Darmstadt, 1867, p. 51.

étaient d'accord pour réclamer quelques changements.

Un élément nouveau intervint, qui fit pencher la halance. Les Comités de secours récemment institués , et dont la fondation avait été décidée à Genève en 1 863;, s'étaient rapidement multipliés. Prêts à seconder les armées au premier appel, ils avaient joué en 1866 un rôle important, surtout en Allemagne, où ils étaient fort nombreux. Ils avaient pu étudier de près les effets de la Convention, qui avait pour eux des conséquences très-directes, et, se préoccupant avant tout des intérêts de leur œuvre, sans s'inquiéter outre mesure du point de vue des gouvernements, ils attachèrent le grelot de la réforme. Ce fut à leur instigation et par leur initiative, mais non sans quelque opposition, que la question des changements fut mise à l'ordre du jour de la Conférence qui devait se réunir à Paris au mois d'août 1867, Des doutes furent émis, tout au moins quant à son opportunité. Bien des personnes trouvaient cette discussion intempestive, et craignaient qu'on n'amoindrît l'autorité de la Convention en en signalant les côtés faibles. Il était d'ailleurs peu probable, ajoutait-on, que les gouvernements consentissent à recommen-

cer leiu' travail diplomatique sur ce point. Encore, si l'on y touchait, faudrait-il ne proposer que des additions, et non un remaniement complet, ou même se borner à émettre des vœux, comme on avait fait en 1863, laissant aux gouvernements le soin de les formuler s'ils jugeaient à propos d'y donner suite.

Ce ne fut cependant pas ce qui eut lieu, car on fut conduit par la force des choses à remanier le texte même. On reconnut, en l'étudiant de près, qu'outre les idées nouvelles à introduire sous forme d'articles précis ou de vœux généraux, il y avait lieu de proposer certaines améliorations, moins capitales, mais néanmoins désirables, qui ne pouvaient se traduire que par des changements de rédaction. On se décida en conséquence à reviser le texte entier. Comme les sociétés n'avaient pas à faire un traité réel et définitif, mais seulement idéal et officieux, elles crurent devoir préciser leurs demandes sous la forme d'un essai de contrat aussi parfait que possible ^

Ce travail se fit avec beaucoup de soin.

Dès le mois de mai, les délégués que l'Exposition universelle avait attirés en assez grand

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