II, 50. - 2. 1867, I, 249, - 3. 1864, 13 et
nt'fice tlp la neutralité aux établissemonts d'oaux thermales^ rapprochés du théâtre des hostilités. Immédiatement avant la guerre de 1 866 il avait déjà émis cette idée, et la presse périodique avait considéré la chose comme allant de soi. On se souvenait que, plus de cent ans auparavant, en 1759, l'impératrice Marie-Thérèse et le roi Frédéric II avaient conclu un traité qui mettait au bénéfice de lettres de franchise (Schutzbriefe), pendant la durée de la guerre, les bains de Carlsbad et de Tœplitz en Bohême, ainsi que ceux de Landeck et de Warmbrunn en Silésie. Il semblait donc naturel que la neutralisation s'appliquât aux établissements de ce eenre. Mais les événements se chariïèrent de démentir cette croyance. Des milliers de malades furent privés, pendant une saison, des eaux bienfaisantes de la Bohême, et il en fut de même dans d'autres contrées ; il suffit de rappeler le combat acharné livré dans les rues mêmes de Kissingen. Une déclaration de neutralité aurait paré à cet inconvénient et aurait eu, en outre, des avantages incontestables pour les blessés des deux armées*.
Les députés allemands du Landtag de Bohê-
1. Wiener medizinische Wochenschrift, 1867, p. 107, 715. - Krieaerheil, 1868, n" k, p. 38.
me ont renouvelé ce vœu au commencement de 1 868, sous forme d'une interpellation au vice-roi . Celui-ci a répondu que la question était, par sa nature, internationale, mais qu'il la soumettrait au ministère autrichien, en insistant en faveur d'une solution affirmative. C'est en suite de cette démarche qu'elle fut portée en octobre 1868 devant la Conférence de Genève % mais elle n'y fut pas discutée et les articles additionnels ne consacrèrent point l'assimilation des villes de bains aux ambulances et aux hôpitaux.
Malgré cela, les partisans de cette réforme ne se sont pas découragés. En 1869 ils ont nanti de ce sujet les Sociétés [de secours réunies à Berlin en conférence internationale, et ont obtenu de cette assemblée la déclaration suivante : « La Conférence exprime le vœu que les hauts Gouvernements veuillent bien, en temps de guerre, accorder aux blessés et aux malades qui se trouveraient dans les établissements d'eau thermale, les privilèges que possèdent les militaires blessés et tombés malades en campagne, et à ces établissements les privilèges dont jouissent les hôpitaux d'une armée en campagne. »
§ 4. Les ambulances et les hôpitaux seront,