‹ Droit des gensChapitre 74 sur 143 · II · texte numérisé non relu

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COMMENTAIRE DE LA CONVENTION. 17 d

au contraire, dans son ensemble, éminemment favorable aux neutres, puisqu'il limite la durée de la retenue, tandis qu'à défaut de cette phrase, le commandant ennemi pourrait à la rigueur éluder ce que l'article 3 aurait de gênant, en se retranchant derrière des convenances ou des instructions dont il n'aurait de compte à rendre à personne. Le droit naturel et primordial pour tout belligérant de régner en maître absolu sur le territoire, ainsi que sur les ennemis qui sont dans sa dépendance, n'aurait reçu aucune atteinte et continuerait à exister dans toute son intégrité.

§ 6. Enfin le mode de repatriement des neutres est soigneusement indiqué dans l'article 3 \

Le deuxième paragraphe de cet article pare à un danger qui n'est pas aussi imaginaire que l'on s'est plu parfois à le représenter ^ C'est celui de l'espionnage.

« L'espionnage, dit le docteur Landa, a perdu toute son ancienne importance : l'on possède assez de renseignements topographiques et statistiques pour connaître le pays ennemi et ses ressources; la rapidité des moyens de communication ei la grandeur des armées ôtent toute

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valeur aux nouvelles de détail; que pourrait d'ailleurs reconnaître un misérable espion au milieu d'armées colossales dont les chefs euxmêmes ont de la peine à se rendre compte de l'ensemble des opérations? Ainsi les généraux n'ont plus besoin de perdre leur temps et leur dignité, à entendre raconterjles contes bleus que leur vendaient chèrement autrefois quelques malheureux ou quelques fripons ^ »

La confiance de l'honorable écrivain que nous venons de citer n'est pas, hélas! partagée par tout le monde. Laissant de côté, si l'on veut, les espions proprement dits, il est permis de penser qu'un médecin, revenant de chez l'ennemi à un moment donné, pourrait rapporter à ses chefs des informations très-précieuses à recueillir ^

Au lieu donc de délivrer un sauf-conduit à ceux qui se retirent, et de les laisser circuler librement dans les lieux occupés par l'ennemi avant de retourner chez eux, on leur donnera une escorte qui les remettra directement avx avant-postes de leur armée. 11 nous semble que cette garantie, jointe à celle dont nous avons déjà parlé et qui réserve au commandant en chef le

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