‹ Droit des gensChapitre 96 sur 143 · k, 21 ; - Appia, ouvrage cilé · texte numérisé non relu

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renvoyés chez eux et exemptés de porter les armes, beaucoup auraient été tentés d'en profiter, et, dans telle conjoncture donnée, la désertion, sous cette forme, aurait pu devenir contagieuse. Limiter le droit de neutralité aux hommes incapables de servir après guérison, c'est mettre un frein utile à ce funeste penchant , car chacun y regardera à deux fois avant de faillir au devoir et à l'honneur, s'il doit pour cela compromettre son avenir tout entier.

Une dernière considération plaiderait encore en faveur de la Convention, même quand il serait, vrai que le nombre des blessures légères sera toujours insignifiant. C'est qu'elle s'applique aussi bien aux malades qu'aux blessés, et que le nombre de ceux-là est toujours très supérieur à celui des autres. Or dans une in finité de cas les maladies ont peu de gravité, tellement que la moyenne du séjour à l'hôpital de ceux qui en sont atteints n'est que de quelques jours, et il serait abusif de les neutraliser à si bon marché. Ce n'est que lorsqu'il s'agira de maladies longues, graves, entraînant une convalescence prolongée et altérant la santé d'une manière durable, que ceux qui seront ainsi éprouvés, étant incapables de servir, se

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verront renvoyés dans leur pays sans conditions.

Nous venons de dire que le troisième paragraphe de l'article G concerne à la fois les blessés et les malades, et nous croyons devoir insister sur ce point, parce que le pronom ceux semble se rapporter seulement aux blessés, dont s'occupe le paragraphe précédent. En réalité il se rapporte aux premiers mots de l'article : les militaires blessés ou malades. Ce qui le prouve c'est que, lors de la rédaction de cette phrase, les membres de la Conférence s'en expliquèrent nettement \ Du reste, à ce moment, les termes adoptés n'étaient pas ambigus, car le deuxième paragraphe n'existait pas, et, si on lit l'article en en faisant abstraction, le sens devient parfaitement clair. Lorsque plus tard on introduisit ce deuxième paragraphe, on ne s'aperçut pas qu'il nécessitait des changements dans le suivant pour que celui-ci conservât sa signification primitive. Nul doute que sans cela il eut été modifié et qu'on eût écrit : Seront renvoyés dans leur pays les militaires -blessés ou malades qui, après yuérison, seront reconnus incapahles de servir.

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