V. Walker. Money, Trade and Industry, p
2. V. sur les effets de la monnaie sur l’organisation et sur la vie mentale des groupes sociaux : Simmel. Philosophie des Geldes, 2° éd.,1907.— Tarde. Psychologie
économique, 1, ch. VI. — K. Flora. La Moneta e la vita sociale (Riv. italiana di Sociologia, mai-juin 1907, p- 416 sqq.).
3. Son livre a été réimprimé récemment sous ce titre : Sociological theory of Capital. On y trouvera d'excellentes remarques sur les conditions sociales et juridiques de l'accumulation des capitaux ; il attribue notamment à chaque groupe social un véritable penchant collectif à l'accumulation.
que la notion de capital social s'est imposée même aux économistes de l’école autrichienne (1).
Il. — C'est précisément chez ceux-ci que nous trouverons, exprimée le plus nettement, une conception toute différente, mais qui aboutit tout aussi bien à une séparation radicale de l’économique et de la sociologie. Le phénomène économique, dit-on,est une manifestation de l'individu, concevable en dehors de toute vie sociale : il se rattache moins aux propriétés du milieu externe qu'aux caractères généraux de l'esprit individuel. L'économie politique n’est plus une branche de la physique,mais une branche de la psychologie ; les réalités dont elle a à connaitre sont d'ordre essentiellement « subjectif » ; en particulier, la notion de valeur d'usage, sur quoi repose toute l’économie, a sa source dans les désirs et les calculs de l'individu ; la valeur d'échange n'en est qu'un dérivé secondaire. Dans cette conception comme daos l'autre, rien de commun entre l’économie et le droit. « L'étude des institutions juridiques, écrit M. Landry (2),relève du seul sociologue ; car il n'y a de droit que là où il v a une multiplicité d'hommes entretenant ensemble des relations régulières. Mais
1. Elle joue un grand rôle surtout chez Bæhm-Bawerk. V. sur cette notion Wagner. Fondements de lL Econ. pol., t. I, 467 sqq.