‹ Droit et Economie PolitiqueChapitre 57 sur 93 · Economie politique rurale, $ 9, p · texte numérisé non relu

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lement les animaux en reproduisant leurs mouvements caractéristiques, ou encore en imitant les mouvements faits pour les capturer. Ce langage sera ainsi influencé par la nature des animaux chassés. Chez les peuples chasseurs en effet, il est nécessité à prendre un extrême développement, car le résultat de la chasse dépend de la possibilité d'approcher en silence du gibier ; l’activité militaire. produit sur la composition du langage le même effet. De là le grand développement du langage par gestes chez les Indiens de l’Amérique. Mallery écrit à ce sujet (1) : « Dans les vastes plaines sans bornes ou dans la solitude des forêts vierges, le moindre bruit peut être entendu de très loin ; celui de la voix humaine, en raison de sa rareté, attire spécialement l’attention. C’est donc une nécessité pour les chasseurs et les guerriers de parler entre eux exclusivement par signes ». — De même les marchands, pour cacher aux étrangers ou aux spectateurs leurs affaires, s'entendent à l’aide de gestes, coups d'œil ou poignées de main « sous le manteau » (2).

Quant aux idéosrammes, ils reproduisent les gestes auxquels ils succèdent: ce sont des gestes des-

1. Sign Language among the North American Indians (First report of the Bureau of American Ethnology, 1879-1880, p. 312).

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