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V. Stuart Mill, livre IV, ch. HI, &K 3 à

du travail, dépendant de la productivité de ces deux facteurs, dépendent par là et de l'état général de la technique, et, plus spécialement, de l’état de perfection des instruments et de la capacité technique des travailleurs. Quelle que soit enfin la théorie du salaire qu’on suive, on est nécessité à admettre que le développement du machinisme, soit en diminuant le coût de production du travail, soit en en limitant la demande, soiten agissant sur sa productivité, n'est pas indifférent au taux de sa rémunération (1).

Mais si l'économie dépend de la technique, la technique dépend de l’économie. C’est à tort qu'on considère souvent la technique comme un phénomène primaire, indépendant de toute organisation sociale, et qui ne serait conditionné que par l’état du milieu physique, combiné avec les aptitudes mentales et manuelles de l'individu.

a) Tout d’abord, l'invention individuelle est loin d'être le tout de la technique : celle-ci est toujours à quelque degré traditionnelle et obligatoire, donc sociale : elle est mème quelquelois imposée et sanctionnée par le droit.

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