RÈGLEMENT D'ASSURANCE SUR CORPS
une nouvelle tempête de O.-S.-O. éclata avec une violence inouïe; le navire, continuellemeat couvert par une mer démontée, commença à faire beaucoup d*eau. Vers 10 heures du soir, la tempête était* dans toute sa force, ce qui obligeait Téquipage à pomper sans discontinuer. Le lendemain, à 2 heures , ouragan de O.-S.-O. avec mer affreuse. Le navire, constamment submergé, roulait énormément et menaçait de chavirer. Dans cette situation , et pour soulager le navire, le capitaine, après délibération avec Téquipage , résolut de sacrifier la pontée. Quelques hommes furent mis aussitôt aux pompes pendant que les autres jetaient des bois à la mer. Le 9, même temps, la sonde accusait 1*^,80 d'eau dans la cale et, comme il n'était plus possible de tenir la mer dans de pareilles conditions, on prit le parti de se réfugier dans le port le plus proche. On mit alors le cap sur Helgoland, l'équipage continuellement aux pompes. Le 10, vers 11 heures du matin, entre Weser et Helgoland, un pilote se présenta à bord et conduisit le navire au mouillage dans TËlbe. Le lendemain il fut remorqué jusqu'à Cuxhaven , où Ton engagea une corvée d'hommes pour le service des pompes afin de le maintenir à flot.
Dans une première visite, des experts nommés parle Tribunal trouvèrent 2*^,80 d'eau dans la cale et ordonnèrent le débarquement de la cargaison pour leur permettre de se rendre un compte exact de l'état du navire à l'intérieur et à l'extérieur. Ils reconnurent, en outre, que, pendant les mauvais temps de la traversée, la brigantine et le grand foc avaient été enlevés , une pompe endommagée , le grand mât brisé et deux grelins ragués en entrant au port.
Le navire portant de nombreuses traces de fatigue, les experts donnèrent l'ordre de le placer sur le gril, et, dans une visite passée le 2 janvier 1885, ils trouvèrent les coutures ouvertes, deux bordées de tribord eh mauvais état, l'arrière de la fausse-quille cassé, une partie du chevillage et les ferrures du gouvernail largues, les gouttières du pont et les coutures fatiguées. — Dans la cale, une grande quantité de chevilles de courbes relâchées , deux courbes cassées et plusieurs paracloses abimées.
Les experts déclarèrent que , pour remettre le navire en bon état de navigabilité , il était nécessaire de réparer la quille , les deux bordés, remplacer les chevilles défectueuses ; placer une forte courbe en bois & Farrière; changer la pompe avariée; renforcer le navire au moyen de 4 tirants en fer; refaire le calfatage en entier, etc...., eic. .. • ,
Les réparations terminées et le chargement rembar(}ué , le navire quitta Cuxhaven le 24 mars 1885 et arriva à Gravehnes le 30 du même mois, sans autre incident.
Les frais occasionnés parla relâche, les réparations à Cuxhaven, le remorquage dans ce port, etc., firent l'objet d'un règlement général qui fut dressé â Dunkerque, le 15 mai 1885, par M. X ,
arbitre-répartiteur, désigné à cet effet suivant compromis intervenu entre les intéressés.
D'après ce règlement, le total des dépenses a été arrêté au
, Frs. 19,989 ïl
atooes.
icalières au navire et
i [in'âî'»i'>tSÛ^â~fi^(Ie3sns à Prs 6.SS5.71 ,
de Prs. 3,000, a eu i Ç?. 1,175.11.
■ PM''^'^ le sieur asaaré base
8ff|$^stiou,est d'aTÎs qu'il pÉAieut comme suit :
iiigTiiblRucteur, le navire a été '*^<&$Qé en grand, en avril i:sfection de la nouvelle SHenformémâDt k l'article
t^4'K^4|'^^^ Assureurs , en verta -"^Çji^i^g^f 11 18 décembre 188( au
i^^SH'^i^C^S^omposait de 2 officiers 4&<@t-g2BBt;s3r mois, soit pour 6J — :»:^:S-.S.. . . Frs. 1,19* U
• — ^^^-^-'"^nt pour la
. Fr. ï,410 S*
(1). . Fr. 1,Î05 13
««JKJK»«^rtW^M,dgp,M^ièJ,,,ï|é.;^i« janvier 1886 (art. M\ ViSaâD'J^à'^là'iïOCratioiis sont mainteDant i
RÈGLEMENT d'aSSURANOE SUR CORPS.
ca&ssemeHt des dépenses laissées au compte du navire.