Ibid., pp
3. " Près des trois quarts des Américains vivent complètement en dehors de la pratique positive et suivie d'un culte " {ibid. p. 25). — Voir aussi J. Tardive!, La situation religieuse aux E!a!s-Unis^ pp. 1.^4-45 : cet ouvrage est à lire.
Léon XIII avait donc bien raison d'écrire aux évêques américains ^ : "Il faut se garder d'une erreur: qu'on n'aille pas conclure que la meilleure situation pour l'Eglise est celle qu'elle a en Amérique, ou bien qu'il est toujours permis et utile de séparer, de disjoindre les intérêts de l'Eglise et de l'Etat comme en Amérique. En effet, si la religion catholique est honorée parmi vous, si elle est prospère, si même elle s'est accrue, il faut l'attribuer entièrement à la fécondité divine dont jouit l'Eglise, qui, lorsque personne ne s'y oppose, lorsque rien ne lui fait obstacle, s'étend d'elle-même et se répand. Pourtant, elle produirait encore bien plus de fruits, si elle jouissait non seulement de la liberté, mais encore de la faveur des lois et de la protection des pouvoirs publics."
Paroles plus sages et plus autorisées ne pouvaient clon-; plus grave débat.