‹ Droit public de l'église (volume 2)Chapitre 154 sur 227 · Encycl. Immortale Dei. — Cf. Quest. ad., t. CIV, p · texte numérisé non relu

Encycl. Immortale Dei. — Cf. Quest. ad., t. CIV, p

de veiller avec le pins grand soin à ce que personne ne soit forcé d'embrasser malgré lui la foi catholique, car, ainsi que l'observe sagement saint Augustin, l'homme ne peut croire que de son plein gré. "

En 1537, Paul III publia une bulle ^ dictant aux souverains catholiques leurs devoirs envers les infidèles du Nouveau Monde, défendant d'enlever à ces peuples leur liberté ou leurs biens, déclarant qu'il fallait travailler à les convertir par la parole et par l'exemple, et condamnant toute conduite contraire.

Conformément à ces principes, l'Eglise enjoint à ses ministres de ne baptiser aucun adulte sans l'avoir d'abord instruit des vérités de la foi, et sans s'être bien assuré qu'il désire véritablement recevoir le baptême ^.

Rien, à coup sûr, n'empêche l'apôtre catholique, et c'est même pour lui un devoir, d'employer et d'épuiser contre les incroyants, et pour les gagner au Christ, tous les moyens de persuasion. li ne fait par là à la liberté ni violence ni injure : il écarte plutôt les obstacles, simple ignorance chez les uns, passions aveugles chez les autres, qui en entravent l'exercice, et il trace aux âmes égarées la voie des doctrines qui éclairent et des pratiques qui sauvent.

Là oii l'Eglise montre bien le respect qu'elle professe pour la liberté de conscience sainement entendue, c'est dans la question du baptême des enfants constitués sous la puissance de parents infidèles.

S'il s'agit d'enfants qui ont atteint l'âge de raison et qui de leur plein gré, même contre la volonté paternelle, demandent le baptême, ce sacrement, en principe, doit leur être conféré ; parce que, selon la remarque très juste de saint Thomas, "en ce qui relève du droit naturel et divin, ils commencent à s'appartenir à eux-mêmes ^ ".

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