Philipps, ouv. et t. cit., p
Elle interdit pins sévèrement encore aux nourrices chrétiennes de donner leurs soins à des enfants israélites \
Considérant en outre la haute influence, pour le mal comme pour le bien, que les charges publiques confèrent à ceux qui en sont investis, elle crut sage d'interdire aux Juifs l'accès de ces fonctions : ils ne pouvaient être, dans la société chrétienne, ni instituteurs, ni médecins, ni magistrats, ni militaires ayant un grade quelconque dans l'armée "^ Les événements dont nous sommes témoins depuis quelques années prouvent combien ces précautions étaient opportunes.
Le commerce juif, pour qu'il ne dégénérât pas en une exploitation odieuse des chrétiens, était soumis à des règlements spéciaux. Il fallait prévenir les fraudes auxquelles les fils d'Israël se livrent si facilement: l'Eglise s'efforça de le faire, en marquant aux juifs les transactions commerciales permi^ts, en leur défendant de percevoir un intérêt plus élevé que le taux légal •^, et en les obligeant à stipuler l'intérêt convenu dans la langue des emprunteurs.^ On pouvait signer avec eux des contrats honnêtes, mais non s'engager dans des sociétés qui établissent entre leurs membres des rapports intimes et habituels*.
En matière religieuse, la législation relative aux Juifs porte le cachet d'une générosité qui fait contraste avec les vexations légales dont les catholiques de plusieurs pays, en partie par le fait de l'influence Israélite, sont aujourd'hui l'objet. Quoique cette nation n'ait plus ni sacrifice, ni sacerdoce, ni autel, et que sa foi ancienne, sous l'action rabbinique, ait évolué et se soit peu à peu noyée eu un mélange de doctrines absurdes et de