Const. Antiqua Judœorum improbitas (Bullaire romain
de leur ancienne scélératesse. Ils continuent de persécuter, soit en leurs synagogues, soit partout ailleurs, Notre-Seigneur Jésus-Christ triomphant dans les cieux; et se montrant les pires ennemis des membres du Sauveur, ils ne cessent de marquer leur audace croissante par d'horribles forfaits ; " ce dont le Pontife fait ensuite le plus triste tableau.
Ces paroles d'un Pape du seizième siècle n'ont rien perdu de leur actualité, et le grand publiciste catholique Louis Veuillot n'avait pas tort de voir dans la race juive, depuis qu'elle s'est rendue coupable d'un crime dont elle porte partout le stigmate, un peuple "servile lorsqu'on le foule, ingrat lorsqu'on l'a relevé, insolent dès qu'il se voit fort. " '
Le libéralisme moderne, aidé de la franc-maçonnerie, '^ a brisé l'ancienne législation chrétienne qui tenait cette nation suspecte sous le joug d'une ferme tutelle et qui lui permettait de vivre sans lui laisser la liberté de nuire. Presque partout aujourd'hui les Juifs jouissent de l'égalité civile et politique, en même temps que d'une complète liberté religieuse.^ Y avons-nous gagné? Leur complicité avec les Loges, * dans le vaste complot social qui s'est formé, et qui va s'exécutant avec tant de succès, non seulement contre le catholicisme, mais même contre le christianisme le plus vague, apporte à cette question une réponse douloureuse.
Aussi croyons-nous que l'antisémitisme, tel que l'entendait
1. Mélanges religieux , kisiotiques, etc., 2e série, t. V, p. 204.
2. Voir Denais-Darnays, Les Juifs en France avant et depuis la Révolution : cotnment ils ont conquis l'égalité (Paris, Bloud, 1901).
3. L'assemblée constituante affranchit les Juifs de France par son décret du 27 septembre 1791 (l'abbé Lémann, La prépondérance jtiive, le P.) L'Angleterre a achevé l'émancipation de ses Juifs en 1849 et 1858 ; le Danemark en 1849; l'Autriche-Hongrie en 1867; l'Allemagne en 1869 et 1871 ; l'Italie en 1860 et [870 ; la Suisse en 1869 et 1874 ; la Bulgarie et la Serbie en 1878 et 1879. La Russie, la Roumanie, l'Espagne et le Portugal sont seuls à n'avoir pas encore suivi l'exemple de la France (A. Leroy-Beaulieu, Israël chez les nations, 1893^ p. 2).
4. Voir Bertrand, La Franc-Maçonnerie secte juive (Paris, Bloud, 1903).
saint Thomas d'Aquiu et tel que le pratiquèrent les Papes, devrait être, dans la mesure permise par les conditions actuelles de la société, le programme de tous les pays chrétiens.
Sans doute, ,"il ne faut pas haïr ces débris de Jérusalem infidèle sur lesquels pleura Jésus-Christ ^ " Mais il ne faut pas non plus, par une charité mal ordonnée, livrer sans défiance à des mains perfides et rapaces le corps social auquel nous appartenons, et le trésor de nos traditions religieuses et nationales. Le Juif, pour nous, est un ennemi. '^ Soit qu'il nourrisse encore des inepties du Talmud sa haine séculaire contre les disciples du Nazaréen, soit que, subissant l'action corrosive de la libre pensée, il place ses espérances non plus dans la restauration du royaume d'Israël, mais dans l'avènement d'un Dieu-humanité gorgé d'or et de plaisirs ^, son influence est une menace pour tout peuple et tout groupement catholique où elle pénètre et domine.
C'est donc notre devoir, à nous Canadiens, de faire effort pour conjurer ce péril.
Chrétiens, rappelons-nous l'antique législation de l'Eglise, qui, là où il est encore possible de l'appliquer, ne saurait être, pour nous, lettre morte. Faisons-en revivre l'esprit dans notre zèle discret à soustraire au contact juif nos relations de famille, d'amitié, et même d'affaires.
1. L. Veuillot, oiiv. cit., p. 149. — Cf. l'abbé Cellier, Pour et contre les Juifs (1896) .
2. Ceci doit s'entendre non des individus, mais de la nation en général et selon ses dispositions actuelles.
3. Claudio jannet, parlant des Juifs des Etats-Unis, dit que la plupart, surtout les plus riches, appartiennent à une sorte de parti réformé. Pour ceux-là, " le Messie n'est qu'un symbole. L'humanité, en tant que race élevée, heureuse, prospère, jouissant de longue vie, de santé, de confort terrestre, voilà le Messie qu'ils attendent, et que, selon ces rabbins modernisés, Mcïse et les prophètes ont désigné sous des métaphores poétiques. C'est précisément le fond de l'idée maçonnique. Les juifs de cette école passent rapidement du déisme au panthéisme." (Etats-Unis contemporains, t. Il, p. 372, 4e éd.). — Cf. Quest. act., t. XV, pp. 170-175-
Citoyens, et membres d'un Etat à base chrétienne, gardonsnous dans nos actes publics d'en fausser l'esprit, d'asseoir imprudemment notre influence sur l'influence des Juifs, de leur ouvrir inconsidérément les chemins du pouvoir, de leur confier en tout abandon une part de l'autorité, et de compromettre, par de misérables calculs de parti, les intérêts de toute une nation.
Il y a des tolérances nécessaires ; mais il y a aussi des complaisances coupable?. La complaisance envers un peuple qui, depuis dix-neuf siècles, fait métier de nous exploiter et de nous haïr, ne mérite-t-elle pas le nom de faiblesse, d'aveuglement, et même de folie ^?
I. Sur le caractère et les sentiments des Juifs modernes, voir les déclarations d'un auteur juif, Bernard Lazare {Questions actuelles, 14 sept. 1907, pp. 181-182.)