‹ Droit public de l'église (volume 2)Chapitre 173 sur 227 · Som. Ihéol., lia Use Q. X , a · texte numérisé non relu

Som. Ihéol., lia Use Q. X , a

Faisant un pas de plus et s'élevant jusqu'à cette nauteur d'où la raison, dégagée du sentiment, apprécie froidement les choses et recherche avec calm.e ce qui peut le mieux servir les intérêts généraux de la société, l'angélique Docteur, malgré sa modération et sa grande largeur de vues, n'hésite pas à appuyer du poids de sa parole ^ les méthodes radicales suivies au moyen âge par l'Eglise et par l'Etat pour conjurer le péril social né de l'hérésie. Il ne nomme pas l'Inquisition, mais il en décrit la marche, et il l'approuve.

Ce n'est pas, quoi que pensent certains écrivains modernes, ^ un médiocre argument en faveur de ce tribunal. Etudions la question de plus près.

La forme organique et permanente de l'Inquisition remonte au treizième siècle, alors que l'albigéisme, issu des vieilles doctrines gnostiques et manichéennes, après avoir envahi le nord de l'Italie, dévastait surtout le midi de la France, et certaines régions de l'Allemagne. Les doctrines albigeoises n'étaient pas seulement une négation formelle des dogmes fondamentaux du christianisme, tels que la Trinité, la création, le péché originel, l'Incarnation ; en condamnant le mariage, auquel se substituaient de honteuses débauches, en s'attaquant à l'autorité des puissances séculières comme à celle de l'Eglise elle-même, elles ébranlaient tout ensemble la base et les colonnes de l'édifice social.

Anarchiste dans ses principes, cette secte était en même temps maçonnique dans son organisation.

Pour briser son influence et s'opposer à ses ravages, les Papes employèrent d'abord les moyens les plus efficaces de conversion

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