‹ Droit public de l'église (volume 2)Chapitre 188 sur 227 · Gai. III, 28;— Coloss. III, II · texte numérisé non relu

Gai. III, 28;— Coloss. III, II

2. L'épître à Philémon peut être considérée comme le premier manifeste qui ait paru en faveur rie l'abolition de l'esclavage.

3. Lettre In plurimis a-.ix évêqaes du Brésil sur l'abolition de l'esclavage, 5 mai 1&88 ; — lettre Catholicœ Ecclesias an card. Lavigerie, 20 nov. 1890.

autres, où l'action brutale des majorités parlementaires et la centralisation administrative ont remplacé l'absolutisme césarien ^

Quoi qu'il en soit, dénoncer l'Eglise comme une ennemie des franchises civiles et des libertés politiques constitue tout à la fois un mensonge historique et une erreur doctrinale. Léon XIII en a fait justice dans deux de ses encycliques : " En vérité, dit-il, les institutions les plus capables de contribuer au bien général : celles qui ont pour but, soit de protéger les peuples contre les caprices tyranniques des princes, soit d'empêcher le pouvoir central d'intervenir d'une façon fâcheuse dans les affaires municipales ou domestiques; celles encore qui relèvent la dignité de la personne humaine ou sont de nature à garantir dans l'ordre civil l'égalité des droits, l'Eglise catholique les a, on établies, ou favorisées, ou prises sons sa tutelle ^." " C'est ce qu'attestent particulièrement les cités italiennes qui trouvèrent sons le régime municipal la prospérité, la puissance et la gloire, alors que l'influence bienfaisante de l'Eglise pouvait, sans obstacle, pénétrer tontes les parties du corps social 2."

Il semble, en effet, avéré que les Etats de l'Eglise ont été comme le berceau de la liberté civile, et que les Papes et les évêqnes s'en sont montrés, d'une manière générale, les protecteurs zélés non seulement dans le reste de l'Italie, mais dans le monde entier *. L'usure et les guerres de rapine, ces deux

1. La France républicaine actuelle nous offre de cela un exemple typique.

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