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7. Dictionnaire encyclopédique de la théol cath., trad. Goschler, t. VI,
le possesseur, soit la plus-value qu'il espérait recueillir des biens en nature \
Dieu, à qui le peuple Hébreu faisait, comme à son suzerain, l'hommage annuel de ses revenus et de ses récoltes, remettait, de son côté, aux enfants de Lévi toutes les dîmes perçues, et cela en raison « des services qu'ils lui rendaient dans leur ministère au tabernacle de l'alliance '. » Voués exclusivement aux fonctions du culte, les Lévites ne possédaient ni ne cultivaient la terre, échue tout entière aux membres des autres tribus. C'est donc uniquement des contributions décimales, centralisées à Jérusalem, qu'ils vivaient. Et eux-mêmes, par un respect de la hiérarchie que la loi et l'état lévitique leur dictaient, donnaient chaque année, pour l'usage des prêtres, la dixième et meilleure partie de ce qu'ils avaient reçu.
En vertu de ces dispositions légales, prêtres et lévites pouvaient compter, en principe, sur îles revenus cinq fois plus grands que ceux des autres Israélites. Et c'était là, de la part du Législateur souverain, une marque sensible de l'honneur, des égards, de la considération spéciale, dont il voulait qu'on entourât ses ministres ^.
Il nous a paru utile de rappeler sommairement ces prescriptions mosaïques: elles éclairent d'une vive lumière, en même temps que les origines, le principe générateur et les fondements de la dîme.
Ces fondements n'ont pas varié. î
Sous la loi nouvelle, comme sous l'ancienne, c'est sur les nécessités du culte, et sur notre devoir de gratitude envers l'Auteur de tout bien, que la religion s'appuie pour exiger du peuple fidèle un tribut proportionné à son état de fortune. N'est-il pas juste, en effet, que l'homme reconnaissant offre à Celui par qui toute plante grandit, et toute industrie prospère, quelque chose du fruit de ses travaux? Tel était le sens de l'antique loi des prémices, laquelle sans doute a subi, selon les temps et selon la coutume, des vicissitudes diverses *, mais dont le principe gît en ces mots d'une éter-