‹ Droit public de l'égliseChapitre 169 sur 241 · Fiîlioii, La Smnfe Bible (^e éd.), t. ,1, p.' 42c · texte numérisé non relu

Fiîlioii, La Smnfe Bible (^e éd.), t. ,1, p.' 42c

gié certaines villes clétenniuées ' ; et leur entretien tombait à la charge de la nation ■. » Le roi de Perse, Artaxercès, dans ses instructions à Esdras ', défendit d'imposer aux ministres, mêtnç If s plus humbles, du temple de Jéhovah, nouvellement reconstruit, aucune taille et aucun tribut. Nous savons en outre, par le texte sacré, (|u'il existait des villes de refuge, et que de formelles prohibitions en protégeaient l'enceinte ^.

On a là, dans leurs sources historiques, les éléments formatifs et primordiaux de l'immunité tripartite revendiquée, sous la Loi nouvelle, par l'Eglise, et reconnue jadis dans une très large mesure par l'autorité séculière.

Cette reconnaissance remonte jusqu'aux premiers empereurs chrétiens, Constantin et Théodose. Et si l'on étudie de près les Ifomiules juridiques qui la traduisent, on constate qu'elle repose, laon sur une simple et transitoire bienveillance des princes, mais sur la haute idée que ces hommes d'une foi robuste, et d'tuie raijson éclairée, se faisaient des choses et des personnes, religieuses. iLeur esprit savait s'élever jusqu'aux sphères du ,surnaturel, et [jusqu'à la notion d'une société supérieure, dépositaire des droits (mêmes de Dieu.

I Cette notion très juste n'a pu, au cours des siècles, se maintenir en tout son éclat. Et c'est à mesure qu'elle s'est obscurcie ^bus l'influence du naturalisme grandissant, que l'immunité ecclésiastique a vu se dresser contre elle les plus perfides et les plus redoutables ennemis.

|'-,Déjà, sous Henri H, le saint archevêque de Cantorbéry, Thonas Becket, avait payé de sa tête son courage à défendre l'indé- >endance des clercs et les libertés de l'Eglise. Il avait dit un iour: « La liberté ecclésiastique est sous notre garde; il nous appartient de veiller à son intégrité: l'exetnple du sotiverain prêtre lous apprend à combattre pour elle jusqu'au trépas '. » Et le loble geste du martyre était venu souligner ces fières paroles.

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