‹ Droit public de l'égliseChapitre 199 sur 241 · Id., ibid., pp · texte numérisé non relu

Id., ibid., pp

. 4. Le Droit paroissial, p. 588.

r. 5. Jbid.. p. 389 (en note).

et de laquelle, pour une large part, allaient dépendre, avee le soutien du clergé, les intérêts et les progrès de la religion?

C'est TEvêque qui d'atK^rd, de par son autorité, et d'après les prescriptions des Conciles, crée et organise son séminaire \ maison destinée, dans sa pensée, non seulement à recruter des prêtres, mais encore à porter (pendant quelque temps du moins), sous la directioH de rOrdinaire, le fardeau de l'administration des paroisses. Cette lourde charge exige de constantes ressources, proportionnées aux besoins. Et pour faire face à cette exigence, îe prélat fondateur soumet, du même coup, la colonie canadienne au régime de la dime eu vigueur dans toute l'Europe. C'est le rôle légitime, l'action primordiale de la puissance ecclésiastique dans une œuvre d'une destination toute religieuse.

L'édit de Louis XIV, en date et en droit, ne vient qu'après. II suppose le double acte canonique de l'érection du Séminaire et de l'institution des dîmes ; il le reconnaît, il le confirme ", et il n'en détaille les dispositions diverses que pour leur garantir, au regard des populations, toute la force et tous les effets d'une réglementation civile. Bel exemple de concorde dans le juste équilibre et la coordination harmonieuse des pouvoirs !

On sait que l'impôt ainsi promulgué (il était fixé au treizième) nse tarda pas à rencontrer, parmi les fidèles et de la part du Gouvernetir lui-même, une opposition très vive, et qu'il fallut, pour !a faire fléchir, toute la condescendance du premier évéque de Québec "'. Devons-nous croire que cette redevance du treizième des récoltes était vraiment, comme on l'a dit, exorbitante *, et que îe peuple n'aurait point reçu, en assistance et en bienfaits de toute sorte, beaucoup plus que l'équivalent de ce qu'on lui demandait? On nous permettra . d'en douter.

Quoi qu'il en soit, la difficulté portait moins sur la dime elle-même que sur la quotité fixée. Mgr de Laval, inébranlable dans son attachement aux principes, mais prudent dans leur application, prêta

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