Ouv. cit., l. II, ch
est revenu dans sa ville, qui meurt sans lui; ÎI est remonté sur son trône. Ce trône dénué de remparts visibles, la force n'a pu l'usurper, ni la ruse le surprendre, ni le temps le dissoudre; les conquérants n'ont pu s'y asseoir, les larrons n'ont pu s'y cramponner; plus fort que les siècles, plus fort que les délires du monde, il a résisté à tous les torrents qui ont roulé sur la tei*re, emportant les institutions, les empires et les peuples \ »
Belles et confiantes paroles, mais auxquelles, il faut l'avouer, les événements actuels et les progrès chaque jour croissants du despMDtisme révolutionnaire semblent infliger le plus cruel démenti.
Qu'on réfléchisse, pourtant, et qu'on se rassviire. Le bras de Dieu n'est pas raccourci. Et, du haut de son éternité, le Tout- Puissant peut attendre. Qu'est-ce, en réalité, que quarante, cinquante, cent ans dans l'histoire d'une société dont le chef ne meurt pas, d'une Eglise vingt fois séculaire, et fondée sur la parole de Celui qui tient en ses mains le cœur des hommes, le sceptre des rois, la trame des sourdes menées, les forces et les réserves, de l'avenir?