‹ Droit public de l'égliseChapitre 50 sur 241 · Cf. ibid · texte numérisé non relu

Cf. ibid

4. L'ex-père Curci, // moderno dissidio tra la Chiesa e l'Italia, 1876; Mgr Bonomelli, Roma, Italia e la realità délie cose, 1889.

sèrent une politique de bienveillance résignée vis-à-vis de l'Italie officielle. Soutenues par l'intérêt, propagées par l'opportunisme, ces idées, malgré les protestations autorisées qu'elles provoquèrent et les condamnations fonnelles dont elles furent l'objet, ont fait leur chemin, et il n'est pas rare, présentement, d'en rencontrer des traces fâcheuses dans l'esprit même de ceux qui devraient être les plus ardents à les combattre \

Pourtant, le sentiment de l'Eglise, tel que formulé par la plus haute autorité doctrinale, n'apparaît-il pas assez clairement et ne s'impose-t-il pas assez impérieusement à tous les catholiques de bonne foi?

Pie IX, déiDossédé de ses Etats et de Rome elle-même, ne se contente pas de protester avec énergie contre l'injustice commise; il déclare et il répète en toute occasion, et de la façon la plus solennelle, qu'il n'y a qu'un seul moyen de réparer cette injustice et de rendre au Pontife dépouillé sa pleine et souveraine indépendance : restaurer son pouvoir temporel. « Tant que, disaitil un jour à l'ambassadeur de France ~, je n'aurai pas un petit coin de terre où je serai le tnaitre, je ne pourrai exercer dans leur plénitude mes fonctions spirituelles. »

Tout le long de son pontificat, Léon XIII, dont, pourtant, les libéraux se sont plu à exalter l'esprit conciliant, fait retentir l'Europe et le monde de cette même revendication. Chaque nouvel effort des spoliateurs pour s'affermir dans la possession des Etats usurpés provoque de sa part une protestation nouvelle. Dans sa fameuse lettre au cardinal Rampolla % la pensée du grand Pape s'accentue : « Jusqu'ici, écrit-il, l'unique moyen dont la Providence s'est servie pour défendre comme il convenait la liberté des Papes a été leur souveraineté temporelle ; et, quand ce moyen a manqué, les Pontifes ont toujours été ou persécutés.

1. Nous avons eu, en Italie, l'occasion de faire cette constatation douloureuse.— Il faut regretter que le Père Lecanuet, dans son ouvrage UEglise de France sous la troisième République 1870-1878, pp. 524-526, parle de l'insistance de Pie IX à revendiquer son pouvoir temporel en des termes et sur un ton qui paraissent un blâme pour l'auguste victime de la Révolution.

2. Lecanuet, L'Eglise de France sons la II le République, t. 1, p. 145.

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