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ou prisoniers, ou exilés, ou soumis au pouvoir d'un autre. » Or, tout démontre « qu'aujourd'hui encore, dans les desseins de la Providence, la souveraineté civile des Papes est ordonnée comme moyen vers l'exercice régulier de leur pouvoir apostolique ^ », et « sans le retour à une souveraineté véritable et effective telle que la requièrent notre indépendance et la liberté du Saint-Siège, nous ne voyons aucune entente et aucune pacification possible ^ ».
En effet, reprend l'auteur du Livre blanc du Saint-Siège ^, « il est clair que le chef de l'Eglise catholique, qui doit, par institution divine, procurer le salut spirituel de tous les peuples, ne peut, dans les circonstances actuelles, résider volontairement dans le territoire d'un autre sans que, devant l'opinion publique, soit gravement compromise son indépendance vis-à-vis du gouvernement auquel appartient le territoire où il réside; compromise aussi, par suite, son autorité morale aux yeux des autres peuples et des autres gouvernements, et, avec cette autorité, sa mission universelle. En d'autres termes, il y a pour le Pontife romain un intérêt vital à ce qu'il soit, en réalité et pour l'opinion publique, partout et toujours, indépendant de n'importe quel pouvoir civil ; et pour obtenir ce résultat, on n'a pas encore trouvé jusqu'ici d*aufi'e moyen que celui d'un territoire propre et indépendant * ».