‹ Droit public de l'égliseChapitre 92 sur 241 · Quesf. actuelles, t. LVIT, p. 19T · texte numérisé non relu

Quesf. actuelles, t. LVIT, p. 19T

3. Quel dommage que le préjugé sceptique gâte si souvent l'élévation de pensée, la puissance d'analyse, l'érudition plantureuse de l'auteur !

4. Les origines de la France contemporaine, vol. III, pp. 255-56 (23e éd.).

vienne. S'ils sont religieux et laborieux, non seulement ils offrent un débouché à des besoins profonds de conscience, d'imagination, d'activité et de discipline, mais encore ils les endiguent et les dirigent dans un canal dont la structure est un chef-d'œuvre et dont les bienfaits sont infmis. De cette façon, avec le moins de dépense possible et avec le plus d'effet possible, cent mille personnes, hotnmes et femmes, exécutent volontairement et gratuitemerit les moins attrayantes ou les plus rebutantes des besognes sociales.

Voilà, certes, une belle page, e't qui contraste singulièrement avec la législation actuelle de certains gouvernements sur les groupements sociaux.

En France, par exemple, la loi de 1901 a sans doute desserré les mailles qui emprisonnaient, depuis plus d'un siècle, la vie et l'énergie collectives, pas cependant d'une manière complète, ni au profit de tous : par une exception injuste, les congrégations religieuses, surtout les congrégations enseignantes, ont été et demeurent privées des avantages de cette loi partiellement généreuse. Le Portugal, il y a quelques années, emboita le pas k la République française et adopta, en l'accentuant, sa politique néfaste d'ostracisme religieux et de despotisme social \

D'autre part, en de grands pays, comme l'Angleterre et les Etats-Unis, la liberté de s'associer semble désormais faire partie des maximes juridiques fondamentales et universellement reconnues. Il est vrai que, d'après les principes qui y régissent le droit public, c'est de l'autorité souveraine " que les groupes librement formés sont censés recevoir leur qualité de personne morale et leur forme corporative ". Mais sur ce point, aux Etats-Unis en particulier, les rigueurs de l'opinion et les exigences de la loi se sont peu à peu relâchés. Plusieurs Etats ont abandonné le système des chartes spéciales d'incorporation, « pour tracer des cadres légaux que les associations, qui veulent jouir de la person-

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