‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 132 sur 260 · Lettre encycl. au clergé de France (16 fév · texte numérisé non relu

Lettre encycl. au clergé de France (16 fév

5. Voir ce que nous avons écrit (Dr. pub. de PEgl. — Principes généraux, leçon 2e).

6. ‘On ne réprouve pas en soi que le peuple ait sa part plus ou moins grande au gouvernement; cela même, en certains temps et sous certaines lois, peut devenir non seulement un avantage, mais un devoir pour les citoyens... Dire que l'Eglise voit de mauvais œil les formes plus modernes des systèmes politiques... est une calomnie vaine et sans fondernent ” (Léon XIII, encycl Immortale Dei, 1 riov. 1885).

tif, telle ou telle forme de gouvernement peut être préférable, comme s’adaptant mieux au caractère et aux mœurs de telle ou telle nation. Dans cet ordre d'idées spéculatif, les catholiques, comme tout citoyen, ont pleine liberté de préférer une forme de gouvernement à l’autre, précisément en vertu de ce qu'aucune de ces formes sociales ne s'oppose, par ells-même, aux données de la saine raison, ni aux maximes de la doctrine chrétienne. Et c'en est assez pour justifier pleinement la sagesse de l'Eglise, alors que, dans ses relations avec les pouvoirs politiques, elle fait abstr=ction des formes qui les différencient, pour traiter avec eux les crands intérêts religieux des peuples, sachant qu’elle a le devoir d’en prendre la tutelle, au-dessus de tout autre intérêt. » Pie X ne tient pas un autre langage; il déclare à son tour * « que l'Eglise a toujours laissé aux nations le souci de se donner le gouvernement qu’elles estiment le plus avantageux pour leurs intérêts »; et Sa Sainteté affirme « qu’il y a erreur et danger à inféoder, par principe, le catholicisme à une forme de gouvernement * ». L'occasion, nous l’avouons, n’est pas rare, où ce danger surgit; et la tentation quelquefois est forte, pour certains esprits peu réfléchis, de donner dans un mouvement dont le but avoué ou dont l'effet inévitable est de solidariser la religion et la politique. Le souci d'intérêts secondaires et la perspective d'avantages passagers peuvent tromper des âmes généreuses. L'une des fautes capitales du Sillon a été de proclamer des doctrines et de préconiser des méthodes de nature à compromettre l'Eglise en l’associant aux plus actives entreprises démocratiques. L'Eglise s’est aperçue du péril, et elle l’a dénoncé. Chercherait-on, d'autre part, à la convaincre que, dans tel ou tel pays, d’une réaction politique et d’une restauration monarchique dépendent nécessairement le progrès moral et la restauration religieuse? Du même geste qui écarta naguère les avances sillonistes, elle déclarerait devoir se teniren

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