Aliard, ibid, pp
de les dépouiller de leurs propriétés. En 1741, Benoît XIV écrit aux évêques du Brésil pour se plaindre que des hommes se disant chrétiens oublient les sentiments de charité répandus dans nos cœurs par le Saint-Esprit, à ce point de réduire en servitude les malheureux Indiens, les peuples des côtes orientales et occidentales du Brésil et des autres régions. Enfin, en 1839, Grégoire XVI non seulement défend d’oser à l'avenir vexer injustement les Indiens, les nègres ou autres hommes, quels qu’ils soient, les dépouiller de leur bien ou les réduire en servitude, ou prêter eide et faveur à ceux qui se livrent à de tels excès, mais encore interdit à tous, ecclésiastiques ou laïques, de soutenir comme permis le commerce des noirs, sous quelque prétsxte que ce soit!, »
De cette époque date, dans les colonies, i'abolition légale de l'esclavage *; et les Etats-Unis et le Brésil *, mus à leur tour par l'instinct chrétien des peuples civiiisés et marchant sur les traces des autres puissances, décrétèrent et sanctionnérent, dans la seconde moitié du siècle dernier, la suppression définitive de l’état servile “,
Restait l'esclavage africain, qu'il fallait, pour en triompher, aller combattre et surprendre au foyer même où il s'alimente. Jci encore, et au premier plan, apparaît l'Eglise catholique. C’est elle qui, sous l'inspiration de Léon XIII et par ia voix de l’illustre