‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 154 sur 260 · Prov. XII, 11; — cf. ibid. VI, 6-11; etc · texte numérisé non relu

Prov. XII, 11; — cf. ibid. VI, 6-11; etc

travail; et parce qu'il transgresse la grande loi d’où dépendent }4 stabilité des familles et Ja prospérité des peuples.

Une question d'économie sociale.

C'est, dans le fait, sur le travail justement honoré et sagement distribué que repose, chez toutes les nations, l'espoir de la richesse privée et de la fortune publique’. L’équitable répartition des biens économiques ne se peut obtenir que par le concours actif et le jeu équilibré des forces qui engendrent ces bieris. Le travail libre, le travail réglé, 13 travail généralisé, voilà l'un des éléments nécessaires qui soutiennent et entretiennent le corps social, et voilà l’un des principes féconds d’où s'épanche en toutes les artères de cet organisme la sève des vertus nourricières et le flot des valeurs qui ne se nuisent ni ne s’épuisent. « Dans une société bien constituée, dit Léon XIIF, il doit se trouver une certaine abondance de biens extérieurs dont l'usage est requis pour l'exercice de la vertu. Or, tous ces biens, c’est, Pour une large part, au travail des Champs et au travail de l'usine qu’ils sont dus. L'on peut même dire en toute vérité que le travail des mains, indispensable à toute entreprise matérielle, est comme la Source unique d’où procède immédiatement la richesse des nations ®. »

Quelques précisions nous sont ici fournies par l’angélique docteur“. Le travail, en effet, d’après ce maître de la science sacrée,

1. Gen. III, 19; Ps. CXXVI, 2; Eph. IV, 28; — cf, S. Thomas, Som, théol, II-ITae Q. CLXXXVII, art. 3.

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