Cicéron, de Ofhciis, 1. I, ch
2. Partout, dans l’ancienne Loi, le travail est loué, recommandé, glorifié, Fien de plus beau que l'éloge de la femme forte et, en sa personne, du travail constant, diligent, industrieux, économe, charitable, prévoyant (Prov. XXXI, 10 et suiv.; cf. Prov. VI, 6-11 et XII, 11). Voir, en outre, les détails de la construction du temple (2 Paral. II et suiv.) et de sa reconstruction (Esd. IIT et suiv.).
3. “Le travail du corps, au témoignage commun de la raison et de la philo-
coopère à l'œuvre divine, C'est sa gloire et sa noblesse. Et, soit qu’il creuse le sillon d’où s’élanceront bientôt les tiges opulentes, soit qu'il actionne et dirige les appareils destinés à le nourrir, à le réchauffer, à le vêtir, il accomplit tne loi souveraine, promulguée dès l’origine !, et que le péché a pu modifier, mais qu’il n’a pas créée ?,
Une question de discipline morale.
Depuis la chute d'Adam, le travail est devenu labeur. La peme qu’il coûte est le fruit amer de cette première faute; ét si elle en marque et en mesure de quelque manière l'étendue, elle peut d'autre paft, aux yeux de Celui qui l’impose, revêtir une vertu expiatoire. L'homme, en travaillant et en offrant à Dieu son travail, satisfait à la justice divine. Et il sert, du même coup, ses meilleurs et ses plus solides intérêts ; puisqu'il trouve en d’honnêtes occupations, pouf ses passions frémissantes, un frein salutaire *, et que l'effort laborieux qui absorbe toute sa personne «létourne vers un but utile des talents et des énergies dont l’oisiveté
ferait vite des agents de désordre *, Les populations les plus asservies aux travaux manuels, et aux longues journées agricoles, sont en même temps les plus morales. C’est l'Esprit-Saint qui a dit‘: Celui qui cultive sa terre, sera rassasié de pain; mais celui qui recherche le repos est très insensé. Très insensé en effet : et parce qu'il s’expose, lui et sa famille, au dénuernent et à la misère ; et parce qu’il se dérobe à l'influence expiatrice et moralisatrice du
sophie chrétienne, loin d'être un sujet de honte, fait honneur à l’homme, parce qu'il lui fournit un noble moyen de sustenter sa vie” (Léon XIII, encycl. Rerum novarum).
1. Gen. II, 15; — cf. S. Thomas, Som. théol., I, Q. CII, art. 3.
2. “L'homme, dans l'état même d’innocence, n'était pas destiné à vivre dans l'oisiveté; mais ce que la volonté eût embrassé librement, comme un exercice agréable, la nécessité en à fait, après le péché, un instrument de douleur et une œuvre d’expiation ” (Léon XIII, encycl, cit.).
# 2 Cor. VI, 5-6.
4 Eccli, XXXIII, 28-20.