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les intérêts catholiques, et le grand orateur français osait les prier d'intervenir sans retard et d'organiser eux-mêmes, quoique avec prudence, l’action électorale de leurs clergés respectifs et des amis de la liberté *, C’est, à quelques différences près, cette même organisation que l’on a vu s'opérer de nos jours, par la haute inspiration de Pie X, sous le nom d’unions diocésaines ©.
(En Allemagne, écrit l'abbé Kannengieser *, les prêtres n'entendent pas se laisser confiner dans leurs sacristies. Depuis l’évéque jusqu’au dernier vicaire, ils se jettent tous dans la mêlée politique, préparent les élections, posent leurs candidatures, organisent et président les réunions électorales, créent et dirigent les œuvres sociales, défendent et propagent leurs principes par la presse, le livre, dans les grandes assemblées catholiques, et quelquefois jusque dans les clubs de leurs adversaires. .… La chaire de vérité est-elle transformée en tribune aux harangues? Ce serait se tromper que de s'arrêter à cette supposition. A l'église, le curé reste, avant tout, l’homme de la prière. Quelques jours avant les élections, presque tous les évêques adressent à leurs ouailles une lettre pastorale pour leur rappeler leurs devoirs d'électeurs et leur recommander de choisir exclusivement des candidats catholiques. Le curé lit cette lettre en chaire, la commente en peu de mots, et là se borne d'ordinaire l'intervention électorale du surplis et de l'étole, Mais, dès qu’il a quitté l'autel, il revendique tous ses droits de citoyen. Il préside ou assiste à toutes les réunions électorales, prend la parole pour réfuter un adversaire, stimuler les faibles, ébrai ler ceux qui hésitent, et ramener les récalcitrants. Partout où la population entière est catholique, il est l'âme et le centre du mouvement. »