‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 171 sur 260 · L'ÉGLISE ET LE PROBLÈME SOCIAL · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE ET LE PROBLÈME SOCIAL

Nous avons dit que l'école naturaliste n’envisage dans la question sociale que les lois économiques et les intérêts humains. C’est pour elle une question d’aises, de deniers, de liberté; et là s'arrête son regard.

L'Eglise n’admet ni cette conception étroite de la vie, ni cette solution déprimante d’un problème qui touche aux intérêts les plus

élevés de l’homme, de la famille et de la société. Elle estime que la question dont l'enjeu est si grave implique nécessairement et même principalement quelque chose de plus, « qu’elle est avant tout une ciestion morale et religieuse, et que, pour ce même moti Fe il faut surtout la résoudre d’après les règles de la morale et le jugement de la religion : ».

Tous les actes humains, quel qu’en soit l’objet, sont soumis à la loi naturelle imprimée au fond de la conscience et destinée à la régir en toutes ses attitudes. Le travail et le capital, leurs relations multiples, les conflits qui en naissent, les luttes et les controverses que ces conflits entrainent, tombent évidemment sous cette loi primordiale promulguée par Dieu, et dont l'Eglise, la plus haute Puissance morale du monde, est l'interprète éclairé et autorisé. A ce titre, on ne peut nier que l’Église ait déjà pleine compétence pour intervenir dans la solution des problèmes sociaux.

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