Encycl. Rerum novarum
les Conférences Saint-Vincent-de-Paul, les Ecoles ménagères, les Secrétariats sociaux, les Tribunaux d'arbitrage, l'Œuvre des missionnaires agricoles. La terre est la grande nourricière des peuples, le berceau des races vigoureuses, l'autel où le travailleur offre à Dieu de purs et nobles hommages. La culture de la terre soustrait l’homme au contact périlleux des agglomérations urbaines ; elle est pour lui une force, pour son foyer une sauves'arde, pour la sociét£ entière une providence et une bénédiction. Voilà pourquoi l'Eglise prêche avec insistance l’attachement au sol et prodigue à l’agriculture tous ses encouragements. Si l’on ajoute à cela la faveur dont les autorités religieuses entourent toutes les œuvres d'épargne, et toutes les mutualités sagement conçues et propres à améliorer, surtout dans la classe pauvre, les conditions économiques, l’on comprendra avec quelle vérité et quel sens des réalités l’on peut dire que l'Eglise exerce une influence sociale incomparable.
Cette action et cette influence exercée par des ecclésiastiques, même dans la sphère des choses temporelles, peut n'être pas sans inconvénients. « Qu'il soit opportun, écrit Léon XIIL:, d'aller au peuple et de se mêler à lui pour lui faire du bien, c’est ce qu’il nous a paru bon d'affirmer à diverses reprises dans nos entretiens avec des membres du clergé. Pourtant, à l’exemple des saints, que les prêtres apportent à l’accomplissement de cette tâche beaucoup de précautions et de prudence. » Le danger, remarque à son tour Pie X?, « c’est de donner une excessive importance aux intérêts matériels du peuple en négligeant les intérêts bien plus graves du ulinistère sacré ».
La méprise serait capitale.
L'Eglise, très justement, la redoute: et c’est pourquoi elle préfère que quelques prêtres, choisis par l’Evêque dans chaque diocèse, s’adonnent spécialement à l'étude de la science sociale, et que, le ternps venu, on les charge du fonctionnement des œuvres de