‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 183 sur 260 · Encycl. Rerum novarum · texte numérisé non relu

Encycl. Rerum novarum

2. Sur le capital, ses droits et ses abus, voir Ci. Jannet, Le Capital, la Spéculation et la Finance, spécialement ch. VI et VIII.

3. Cours d'Economie sociale, p. 446 (3e éd.) ; — cf. L. Garriguet, Régime du travail, II, pp. 227 et suiv.

et d’opulents, qui imposent ainsi un joug presque servile à l’infinie multitude des prolétaires : ». ;

Mieux inspirés sont les Patrons qui usent de leur influence pour opérer le rapprochement des classes et Pour accorder leurs intérêts avec ceux des ouvriers ?,

C'est ce que réalisaient jadis les corporations ouvrières chrétiennes, « Nos ancêtres, écrit Léon XIII *, éprouvérent longtemps la bienfaisante influence de ces Corporatios; car, tandis que les artisans y trouvaient d’inappréciables avantages, les arts, ainsi qu'une foule de monuments le proclament, y puisaient un nouveau lustre et une nouvelle vie. Aujourd’hui, les générations étant plus cuitivées, les mœurs plus policées, les exigences de la vie quotidienne plus nombreuses, il n’est point douteux qu’il ne faille adapter les corporations à ces conditions nouvelles. »

Moyennant cette adaptation, la corporation mixte «unissant les patrons et les ouvriers dans une même association est, en soi, la forme la plus parfaite, la plus féconde, la plus propre à ramener

et à maintenir la paix des classes. Les intérêts professionnels étant, en bien des points, communs aux Patrons et aux ouvriers, ne sauraient être mieux débattus et sauvegardés que par l'union des deux agents de la production: le patron et les ouvriers ‘». Cette Corporation mixte et chrétienne tient en habituel contact les em-

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