‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 204 sur 260 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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civile, l'Etat, a qualité pour stimuler par des encouragements convenables les efforts particuliers. »

Le Père Fontaine déplore l’universelle tyrannie qui étouffe, en certains pays comme la France, les groupements libres. « Si l'Etat, dit-il *, avait sincèrement aimé les travailleurs industriels, il aurait laissé se constituer des syndicats libres, indépendants en une mesure légitime et nécessaire ; ils seraient devenus propriétaires, non pas seulement de l'immeuble qui les abrite ou des ressources strictement indispensables à leur administration, mais de fonds assez considérables pour constituer, avec les subventions patronales et le libre apport de chaque ouvrier, des caisses de secours en cas de maladie, de chômage, et surtout des pensions pour les vieillards et les infirmes ?, L'Etat aurait pu les subsidier, mais en leur laissant leur pleine et entière autonomie. » Cette solution nous paraît la plus sensée, celle qui s'inspire des considérations les plus vraies et des principes les plus sûrs. ;

La liberté et l'autonomie, laissées dans une juste mesure aux membres de la société et aux collectivités qui fleurissent sur le terrain social, constituent pour toutes les nations des éléments de force et de vie. Briser, par une réglémentation oppressive, le jeu naturel des organismes ouvriers ou patronaux légitimement formés, ne peut être que très dommageable au bien propre de c:: groupements et même à l'intérêt général. « Que l’Etat protègr ces sociétés fondées selon le droit ; que toutefois il ne s'immisce point dans leur gouvernement intérieur, et ne touche point aux ressorts intimes qui lui donnent la vie; car le mouvement vital procède essentiellement d’un principe intérieur et s'éteint très facilement sous l’action d’une cause externe ®, »

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