‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 228 sur 260 · S. R. P. Q, art · texte numérisé non relu

S. R. P. Q, art

Sépultures, ainsi que baptêmes et mariages, sont des actes dont l'Eglise garde précieusement la mémoire.

Sous la domination française, comme sous le régime 2ctuel, recon comme aussi celle de nos jours, culte tenant registres, société civile ensuite, de l'Eglise prêtant gratuitement leurs services C'est le régalisme, tel qu'il éclate s ’époque ?, et tel qu’il apparaît encore d i et par notre code de contre ceux qui tiennent dé-

Il y a dans cette attitude comminatoire e prêtre catholique, quelque chose d’in-

dépendance de l'Eglise.

elle des termes par lesquels le Code civil #, Des écrivains et des hommes de loi, préjugé gallican f, se sont crus fondés enir des registres ne s'attache ni à la roisse canonique, mais à la seule paroisse son existence civile. Ce n'est pas, pensonsnous, ce que l'examen attentif et comparatif des textes suggère. Tout doute au reste est disparu, depuis que la Législature de Québec, intervenant dans le débat, a tranché définitivement la question dans le sens le plus favorable à la liberté religieuse .? D'après le nouveau texte, tout prêtre autorisé par son Evêque à exercer le saint ministère, même dans une simple mission, jouit du droit légal de tenir des

registres.

L'exercice de ce droir est une tâche onéreuse sans doute, mais honorable pour l'Eglise. Nos évêques, à maintes reprises, ont exhorté le clergé à s’en acquitter avec le plus grand soin #. Et, il est juste de l'ajouter, le clergé canadi ï téressé,

1. Pagnuelo, ous. cit, pp. 313-314; Mignault, ouv. cit, PP. 189-190.

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