‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 230 sur 260 · La question du lhéralisrue a lon publique canadienne · texte numérisé non relu

La question du lhéralisrue a lon publique canadienne

prouvent, n'est certes

arguments toute leu L'absence de notions ou d'affaires,

Communes, l'hon. Ed.

ctuellement tant arations formelles du Saint-Office et de la Propagande de 1876 et de 1881; la Lettre astorale collective du 11 oct. 1877 ; le Mandement de Mgr Taschereau du 2 fév. 1882; la Circulaire (n III) de LE Bégin du 29 janv. 1907.—Voir de plus, sur l'attitude du clergé canadien en politique, le Premier Concile Plénier de Québec (nn. 229-234). 4. Parmi les intérêts dont se soucient avec compter ceux qu'impliquent les destinées de la a langue maternelle (cf. Prem. Conc. Plén. éb. 5 ; us, Canadiens français, il y a là non seule: ï i aussi, dans une large mesure,

tamment dans les questions scolaires de l'Ouest (celle du Manitoba, celle des Nouvelles Provinces, celle du Keewatin), l'esprit de parti, sous l’une ou l’autre couleur politique, nous a causé un tort énorme et peut-être irrémédiable, Plusieurs l'admettent: mais ce n'est pas tout de dénoncer cette tyrannie chez les autres ; il faut savoir s'en affranchir soi-même et montrer, à l'occasion, qu’on n’en porte pas le joug néfaste,

—— l'Archevèque de Montréal, lettre provoquée par un discours très important de Mgr Bruchési et que nous croyons devoir reproduire ici.

A Sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, Archevèque de Monréal.

Monseigneur, Les journaux m'ont apporté les organisée récem canadienne-

rs prononcés en

Grandeur d'avoir su

interpréter, en même temps si pondéré, les nobles

sentiments d peuple, et d'avoir placé la question débattue sur

langue française une place officielle. Les

t fonder parmi nous une nation unie et

connaître leurs vues, et c'est trahir la pensée de nos anplus illustres, que de chercher à étouffer sur les lèvres

ens honnêtes et loyaux l’idiome qu’ils parlent, et que préenfants, et qui a droit de cité dans les sphères les plus

veut-on bannir du domaine où se forment

Disons à l'honneur de nos compatriotes et coreligionnaires d’autres Provinces que la persécution les a, en nombre consolant, d des liens de parti. La presse indépendante catholique peut faire beau- Coup pour affermir et généraliser cette attitude. Quelques journaux quotidiens, et aussi quelques périodiques de langue française et de

l'esprit et le cœur de l'enfance? Celle-là même qui est la gardienne de nos croyances et l'instrument de notre Culture. Nous comprenons, certes, et nous nous expliquons sans peine, l'indignation que soulèvent, au sein de la minorité ontarienne, les mesures injustes et vexatoires dont elle se plaint, Ces mesures atteignent nos frères et coreligionnaires, aux sources mêmes de leur vie intellectuelle et religieuse. Et si, par de tels actes, et aussi Par notre apathie, cette vie catholique et française venait chez eux à s'éteindre, qui dira que les influences néfastes, coupables d’un pa attentat, ne s'exerceraient pas un jour au cœur même de notre province À le m'abstiens de pousser plus loin ma pensée, et d'entrer plus avant dans ce roblème troublant, C'est ma confiance, ma conviction même, que, au Eon vouloir et à l'intervention prudente de tous les hommes d'influence vraiment soucieux de la paix pobqte là où les minorités souffrent et où l'injustice triomphe, des idées une politique plus juste et plus saine finiront par

prévaloir, Il y va de l'union des races, du bon renom et de la grandeur de notre patrie.

nous l'entourons, dans notre province, de tous les rds auxquels elle a droit, et il ne vient à l'idée d'aucun de nous de lui enlever la moindre de ses légitimes libertés, Nous ne croyons donc pas réclamer une faveur ni une chose RIRE en demandant que le même sort soit fait à la langue des Laval, des hamplain et des Maisonneuve.

Si, ce qu'à Dieu ne plaise, l'épreuve imposée à nos frères ontariens devait se prolonger, ce sera le noble devoir de la provi i i

Québec appuyer de son influence et de to souffrent i j

jour où des principes d’é de t nos provinces canadiennes, sera Pour notre patrie un jour de bénédiction et de salut.

Veuillez agréer, Monseigneur, avec

mes félicitations, l'hommage de mon respect et de mon cordial dévouement.

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