‹ Droit public de l'église [microforme] (volume 2)Chapitre 41 sur 260 · Inst. jur, pub. eccl., vol, III (3e éd.), n · texte numérisé non relu

Inst. jur, pub. eccl., vol, III (3e éd.), n

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lité d'un abus de la part du prêtre n'est pas une raison pour lui interdire en ce moment toute intervention légitime.»

De cet acte, il est vrai, résultera peut-être quelque préjudice matériel à l'égard de parents ou d'amis frustrés dans leurs espérances. Ce n'est là, toutefois, que l'effet accidentel et indirect d'une cause en soi parfaiten:ent honnête. Le pasteur, en conseillant un malade, ne sort ni de son rôle, ni de son droit. Et il ne saurait être justement inquiété dans l’accomplissement de ce rôle et dans l'exercice de ce droit, alors surtout que son influence est mise au service d'intérêts supérieurs et sacrés.

Ce sont ces considérations qui doivent avant tout guider l’action du prêtre, et c'est d'elles surtout qu'il doit s'inspirer, sans vain souci des opinions humaines. dans la dispensation et aussi dans le refus obligé des sacrements.

Il peut se faire, en effet, qu'un ministre du culte se trouve dans la nécessité de refuser à certaines personnes notoirement indignes, malgré le déshonneur qui en réjaillitisur elles, les faveurs sacramentelles que ces personnes sollicitent, en particulier la sainte Eucharistie. Ce refus se justifie par des raisons de doctrine et par des principes de morale dont la conséquence rigoureuse impose des devoirs. Un prêtre ne peut être puni par l'Etat pour avoir mis en pratique les lois et les directions de l'Eglise. Et quoique l'Etat soit préposé au gouvernement des choses terrestres, s’il arrive que les intérêts temporels soient inséparablement liés à l'exercice d'une fonction religieuse, l'estimation des torts causés ne peut légitimement dépendre que du pouvoir d’où cette fonction spirituelle relève.

Terminons le présent chapitre par quelques mots sur le sacrement de l’Ordre.

Ce sacrement, comme tous les autres, tombe essentiellement sous la juridiction ecclésiastique. « Ce n'est donc, écrit Cavagnis !, que par un abus de pouvoir que l'autorité civile prétendrait re- Streindre le nombre des ministres sacrés, fixer l’âge où ils pour-

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